Votre film du mois de Juillet 2013

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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Anorya
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Re: Votre film du mois de Juillet 2013

Messagepar Anorya » 1 août 13, 22:00

Film du mois ?


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Le Congrès - Ari Folman, 2013.



Films vus !




Man of steel (Zack --Et ma bite au ralenti, tu l'as vue ?-- Snyder - 2013). Je m'attendais à un truc irregardable tellement le film se fait démonter à droite à gauche). Et en fait comme j'en attendais rien, je me surpris à trouver ça pas si mal (pas taper, pas taper). L'approche Nolanienne (pour peu qu'on aime le cinéma de Nolan) convient bien à l'excité Snyder qui se calme un peu. Miracle, la première heure du film se dote de beaux moments (Kevin Costner démonte tout le monde. En même temps, vu le reste du casting, pas difficile :teeth:  ) malgré quelques facilités scénaristiques un peu grosses. Et puis après c'est la grosse baston quoi. Ah tu te faisais chier sur Superman returns de Singer petit spectateur ? T'en avais pas eu pour ton argent ? T'inquiète, là tu vas t'en prendre plein la gueule et les oreilles. Allez Hans, amène le gros son. Curieusement dans le cinéma où je l'ai vu, le son était pas fort ou alors je suis devenu un peu plus sourd depuis mon concert de My bloody valentine en juin. Du coup le Zimmer en flon-flon ne m'a pas gêné et l'approche très comics de cette démolition en règle (j'ai pensé à la bd américaine Invincible --editions delcourt-- où lors d'un combat monstrueux les immeubles volent en poussière --mais d'une violence qui fait passer ce film de Snyder pour un truc de gosses 8) ) s'avère passer assez bien. Mieux, j'ai même trépigné à certains passage avec un bonheur de gosse. - 4,5/6.


Le congrès (Ari Folman - 2013). Folman poursuit son cinéma du chaos et de l'émotion entamé sur le monstrueux Valse avec Bachir. Mais ici, l'animation est à la fois un trip assumé tel quel qu'un hommage poursuivi au cinéma (toute la première heure avec des acteurs réels est déjà dans ce principe de rendre un dernier hommage au cinéma qui disparaît --de là à comparer le numérique avec la pellicule on est pas loin) mais aussi une continuation de styles appartenant aux premisses du cinéma d'animation qu'il soit russe ou japonais (le style Ozamu Tezuka retenu en majorité). C'est ultra foisonnant, ultra riche (tant dans ses thématiques sur le cinéma, la carrière d'une actrice, la mise en abime entre l'acteur et le média, le cinéma réel/live et d'animation, la puissance des gros studios --la miramount qui est une allusion a peine voilée à la paramount... et j'en passe), ultra rapide, on voit aussi bien défiler Michael Jackson que Tom Cruise (avec son sourire Colgate :D  ) et 12000 personnages tous différents. On finit tétanisé, lessivé d'un tel ovni tout aussi facile d'accès que difficilement déchiffrable. Si vous n'êtes pas à l'aise avec le cinéma d'animation ou la science-fiction, n'essayez même pas. - 6/6.


L'honneur du dragon (Prachya Pinkaew - 2005). Scénario qui tient sur un rouleau de PQ mais on s'en fout, y'a des bastons, parfois assez bien chorégraphiées et puis la mise en scène s'avère assez bien foutue. Il y a un plan-séquence culte de 4 mn dans ce film ( http://www.dailymotion.com/video/xdjxx_tony-jaa-plan-sequence-de-folie_shortfilms#.Ueg2yo2pqSo ) et rien que pour ça il mérite d'être vu (même si d'autres passages sont aussi impressionnants). En somme ça se regarde assez bien, c'est plaisant....vite oublié aussi. - 3/6.


Mars et Avril (Martin Villeneuve - 2012). Un film de science-fiction québecois qui se dote d'une belle rêverie spatiale dans des décors signés Schuiten (le génial dessinateur des Cités obscures qui collabora plusieurs fois pour le cinéma. Sa patte est plus que reconnaissable dans Mr Nobody ou Taxandria). Pourtant passé le très beau générique qui résume l'idée principale du film et quelques belles images érotiques pourtant déjà vues ailleurs (le corps féminin comme paysage, on voit les effets dans La femme des sables ou plus proche de nous et d'une manière plus concrète, dans Electroma), le film s'enlise complètement par manque de rythme, d'ambition (alors que les idées ne manquent pas mais foisonnent trop et n'apportent aucune constance à un fil rouge trop éparpillé) et bien justement de chair : que l'on traite de la frustration du désir avec le personnage de Jacob, ou de celle, sentimentale, d'Arthur vis à vis d'une même femme que tous deux aiment, le film manque singulièrement de passion et d'audace. Les personnages eux-mêmes n'inspirent rien, n'intéressent guère. La film finit par ne devenir qu'une belle illustration de ses effets spéciaux (le sol de mars, le vaisseau spatial) dans une fin métaphorique qui achève de dégonfler tout l'ensemble. Dommage car j'y croyais à la base. - 2/6.


Man on the roof (ou Un flic sur le toit - Bo Widerberg - 1976). Un film avec du mérou. Il se passe pas grand chose mais sinon y'a quand même de l'action à la fin et un hélico qui se fait tirer dessus. Renny Harlin a dû voir ce film à tous les coups plus jeune. Curieusement j'en ai parlé sur Classik. 3,5/6


The rambler (Calvin Reeder - 2013). Un digne héritier de David Lynch, partagé entre fulgurances contemplatives, horrifiques et inquiétantes (certains passages m'ont bien terrorrisé) et un humour parfois douteux (le running-gag du grand-père Dr.Frankenstein amateur qui fais une machine à visionner les rêves des gens et leur fait exploser la tête à chaque fois moi ça me fait marrer pourtant :mrgreen: ) et une mise en scène qui vire parfois au clip. Et pourtant en dehors de ses parti-pris radicaux et un peu fatiguants et de certaines longueurs, le film demeure fascinant. Preuve s'il en est que le bidule est parfaitement réfléchi, les hallucinations bizarroïdes que subi le personnage joué par Dermot Mulroney cessent une fois qu'il arrive chez son frère, sain d'esprit et équilibré. La mise en scène à ce moment devient normale... presque banale. Le personnage finit par s'ennuyer et finit finalement par repartir sur les routes, avec ses démons intérieurs, quitte à revivre des moments décalés où la mise en scène redevient perturbée. Un film qui divise assurément. Pour ma part j'ai adoré. - 5/6.


La planète des singes (Franklin J.Schaffner - 1968). Bon bah, je n'avais jamais vu ce classique. Beh oui. Bon, rien à dire, ça reste un film qui n'a pas trop pris une ride et reste assez passionnant pour toute la réflexion entre ce qui peut distinguer l'homme de l'animal et la question de savoir si l'animal, si c'était l'homme, aurait-il les mêmes droits que les autres espèces animales. Certaines séquences marquent encore pour leur violence psychologique (l'homme qui s'est fait trépanner, le sort réservé à un autre des membres de l'expédition...) que physique (quoique la séquence de la chasse dans les épis de maïs, ça fait son petit effet) d'ailleurs. Et la musique de Jerry Goldsmith reste toujours aussi incroyable après tout ce temps. -5/6.


EEGA (S.S. Rajamouli + J.V.V. Sathyanarayana - 2012). Une superproduction bollywood où un homme assassiné revient d'entre les morts, réincarné en mouche pour se venger de son meurtrier. Sur le papier, on croirait un nanar de série B, c'est mal connaître le pays qui nous a déjà livré un film comme Endhiran (Terminator version Bollywood avec des effets spéciaux qui renvoient avatar chez sa mère pur faire simple). Non seulement les effets spéciaux sont bien foutus (je me demande où ils trouvent leur budget) mais en plus le film est drôle et doté d'un suspense constant. On finit par s'inquiéter par notre petite mouche teigneuse et coriace et on veut à tout prix qu'elle réussisse. Le délire est assumé jusqu'au bout, que du bonheur. Curieusement, ce sont plus les amateurs de Bollywood qui risquent de moyennement apprécier tant le film limite les chansons (juste une ou deux quand le héros est encore humain, après, c'est des refrains rituels sur fond de techno, très courts qui rythment les (més)aventures de notre petite mouche) pour se concentrer sur une action non-stop et un rythme soutenu. L'un des meilleurs films du NIFFF pour moi. - 6/6.


How to use guys with secret tips (Wonsuk Lee - 2013). Après l'Inde, direction la Corée du sud avec cette charmante petite comédie qui, paraît-il, a battu les records du box-office là-bas (de fortes chances que ça sorte en DVD chez nous, d'ailleurs). Un titre façon jeu vidéo, vous vous attendez à une histoire racontant le devenir de quelques ados sevrés aux consoles Sony, Sega, Nintendo ou Microsoft ? Perdu. Plutôt le devenir d'une jeune femme coincée au stade d'assistante-réalisatrice depuis plusieurs années alors qu'une carrière prometteuse s'ouvrait à elle. Mais la société majoritairement masculine du milieu est impitoyable et lui ferme toutes ses portes. Jusqu'au jour où elle tombe sur un vendeur de VHS qui lui vend une K7 spéciale lui expliquant tous les trucs pour utiliser les hommes et arriver à ses fins. Bon, ça a le mérite d'être un peu drôle et de critiquer un peu effectivement un milieu où l'on voit peu de femme. Puis ça bascule dans une romance tordue mais pleine de bons sentiments à la louche. Bien mais finalement très convenu. - 3,5/6.


Ghost graduation (Javier Ruiz Caldera - 2012) - L'engouement pour ce film m'étonne. Non pas que ce soit mauvais au contraire. C'est une bien chouette comédie avec des étudiants fantômes et un prof déboussolé et coincé qui à le pouvoir de les voir. En dépit de ficelles basiques propres à toutes comédies un brin romantiques bien menées (le bonhomme va s'ouvrir et évoluer tandis que les fantômes de leur côté vont s'unir et resserrer leurs liens afin de voir comment ils sont mort), je pense que c'est la sincérité pas prise de tête du film qui a plu. Sans compter un côté teen comédie un brin rétro (ils sont morts dans les années 80 donc sont bloqués aux tubes de leur époque) qui s'allie assez bien avec le décalage de l'époque présente. Un bon film au final qui a toutes les chances d'arriver chez nous en DVD prochainement - 4/6.


RAZE (Josh C. Waller - 2013) - Les jeux du cirques dans une version apocalyptique où de jeunes femmes doivent se battre jusqu'à la mort sous peine de voir un de leur proche (fille, parent, ami, frère) exécuté par une mystérieuse organisation qui sous couvert de fanatisme, se charge ensuite de "rééduquer" la gagnante. C'est furieux, tendu, les chorégraphies sont lisibles (pour une fois!), on croit aux personnages et puis il y a une certaine émotion qui perce lentement, aussi surprenant que ce soit. Zoé Bell qui n'est pas vraiment une comédienne et a une certaine "gueule" (c'est pas Jennifer Connelly) en impose, pieds et poings virevoltant monstrueusement vers l'ennemi, en quête de liberté, se frayant un chemin à travers les épaules démembrés, les bras fracassés et les nez démolis. Pas mal malgré une fin maladroite qu'on sent arriver d'avance. - 5/6.


Haunter (Vincenzo Natali - 2013). Je n'ai plus trop suivi la carrière de Natali durant ces derniers films (donc je n'ai pas vu Splice) mais j'ai le souvenir d'un cinéaste doué pour surfer sur les scénarios à tiroirs et twists dans son cas assez bienvenus. Haunter n'échappe pas à la règle en prenant le contrepied du film de fantôme basique (ici on est dès le début du côté des spectres) en le mixant avec des références plus ou moins avouées d'Un jour sans fin (pour la répétition d'une même journée) et Code Quantum (pour tout ce qui a trait au mystérieux terrifiant responsable qui "bloque" Lisa --la jeune Abigail Breslin a bien grandi-- et sa famille sur la même journée). Si l'ensemble peut paraître très cérébral au premier abord, l'histoire se décante suffisamment pendant le visionnage pour qu'on comprenne plus ou moins les enjeux et le film gagne à être revu évidemment avec plaisir pour mieux l'apprécier encore. - 4,5/6.


The complex (Hideo Nakata - 2013). Ah qu'il est loin le temps où Nakata nous terrifiait génialement avec Ring et Dark Water, grands films qui n'ont rien perdu de leur puissance traumatique à l'heure actuelle. Pourtant les choses commencent bien avec cette jeune fille qui emménage en famille dans un grand complexe d'habitations un peu désert. La première demi-heure malgré une image très téléfilmesque nous plonge lentement dans cette histoire de fantôme qui n'est pas celui qu'on croit au premier abord. Intelligemment Nakata dispose ces personnages comme sur une partie d'échecs avec révélations et coups fourrés pour nous amener lentement à douter. Puis en chemin, le réalisateur jusqu'ici sobre, décide d'y aller avec le dos de la cuillère et les gros sabots, sortant les plongées et contre-plongées incessantes pour montrer que le petit spectre est plus terrifiant que tout, les nombreux personnages sont zappés d'un coup sans émotion (y'avait des mediums dans la pièce d'à côté mais bon on les oublie en fin de film, plus de budget tout ça), y'a des couleurs vertes et rouge de partout comme chez Dario Argento, les personnages agissent avec méfiance et une énorme débilité dans la même seconde et l'un d'eux le payera en se faisant aspirer par un anus dans le sol pour ensuite être brûlé vif dans une poubelle aménagée en enfer 2.0 : bref c'est la fête de la bière là où ça avait commencé tout gentiment avec une maîtrise du cadre qui me laissait encore un peu confiant. Ou comment se vautrer les pieds dans le plat en direct. Consternation. - 1,5/6.


Tulpa (Federico Zampaglione - 2012). Selon son auteur, également scénariste, producteur, compositeur de la musique, c'est un hommage aux grands giallos du passé. On pourrait espérer capter la figure tutélaire de Dario Argento mais en fait.... non. Johell qui l'avait vu peu de temps avant moi me disait qu'il fallait que j'aille le voir car "Il y a des tétons, de la fesse et des meurtres sadiques qui prennent bien leur temps" ( :mrgreen: ). Et en fait je me suis bien emmerdé. Il ne suffit pas d'avoir des couloirs rouges pour rappeler Suspiria (surtout que la poursuite dans ces mêmes couloirs à un moment, ça prend trois plombes, tu te demandes même si le club secret il ne prend pas ses quartiers dans tout le sous-sol de la ville !). Le tueur est parfois inexistant et son peu de présence et de charisme sont étroitement liés, quand aux exécutions des pauvres victimes, je pensais à quelque chose de vraiment violent et bourrin et... à part la séquence au début du film qui se dote d'une séance de bondage bien menée, bof. Alors on verra bien des jeunes femmes roucouler entres elles ou avec un homme (l'héroïne du film est bisexuelle) mais la caméra ne s'y attarde pas vraiment. L'histoire tient sur un ticket de metro et le fameux Tulpa de la mythologie tibétaine n'est qu'un vague prétexte à peine exploité qui ne file aucunement la frousse.

C'est d'autant plus dommage que le sujet des Tulpa me fascine depuis un bon moment. Je vous recite un passage du livre "Les grandes énigmes" (ed. Larousse - p.262) : "Que la forme physique appelée par les Tibétains "tulpa" soit le produit d'une simple hallucination est l'explication qui vient immédiatement à l'esprit des occidentaux. Mais il faut croire alors que cette hallucination est collective puisque, dans bien des cas, le tulpa est vu, non seulement par celui qui le suscite, mais aussi par son entourage. Dans le monde tibétain lui-même, le tulpa est diversement interpêté. Pour certains lamas, c'est une forme physique à l'existence incontextable : ce qui signifie que l'esprit est capable de susciter des formes physiques. Pour d'autres cependant, la pensée de celui qui a crée le tulpa s'impose aux autres et parvient à leur faire voir ce qu'elle-même perçoit : la création du tulpa relève donc d'un cas de suggestion très forte."

Cela laisse songeur sur les incroyables potentialité que l'on pourrait tirer pour un film. Mais Tulpa (le film donc), se réduit à un giallo basique et dont l'idée de créature maléfique qui aurait échappé à son créateur n'est plus ou moins validé qu'à la fin par la présence d'un personnage jusqu'ici secondaire mais doté de certains dons étranges. A ce stade c'est déjà la fin du film hélas. - 1/6.


Night on the galactic railroad (Gisaburo Sugii - 1985). Deux petits chats montent dans un train spatial qui les emmène dans un voyage métaphysique à l'autre bout de la galaxie. Un de mes gros coups de coeur du festival assurément et certaines séquences semblent avoir marqué le père Miyazaki par la suite, en témoigne cette "gare" flottante au dessus d'un champ de maïs "plat" qui rappelle tout autant la gare immergée sur l'eau avec ses ombres dans Le voyage de Chihiro. Pas d'action ou très peu, mais une poésie de tous les instants, parfois absurde, parfois à pleurer car sous couvert d'un voyage vers l'ailleurs, c'est aussi bien le royaume des morts qu'on traverse et nos deux petits chats le découvriront plus ou moins implicitement et plus le film avance, plus l'émotion nous prend aux tripes avec trois fois rien. Sublime, magique, dépaysant, beau. Chef d'oeuvre de l'animation japonaise qui semble injustement oublié aujourd'hui, du moins dans notre pays. Car, adapté d'une célèbre nouvelle de Kenji Miyazawa en 1927, l'oeuvre a connu plusieurs délcinaisons au Japon. Apparemment une "suite" avec le même réalisateur, une autre nouvelle de Miyazawa et notre petit chat bleu est en cours. - 6/6.


HK : Forbiden Hero (ou HK : Hentai Kamen - Yuichi Fukuda - 2013). Un étudiant devient un super justicier (pervers) une fois qu'il a revêtu une petite cullote de lycéenne sur la tête. Bon c'est du gros n'importe quoi tiré d'un manga à succès comme seuls les japonais peuvent le faire (imaginez Bertrand Tavernier faire un film comme ça, sa famille le place directement dans un asile). Je ne sais ce qu'il en est du manga qui doit être un peu plus grivois mais le film était lui tout public, soit donc une comédie potache familiale gentillette qui ne volera pas bien haut. En l'état je me suis un peu marré j'avoue mais je sais que le film ne plait pas forcément à tous du fait justement de tout son potentiel inexploité. Bah, ça se regarde cela dit... - 3/6.


Byzantium (Neil Jordan - 2012). Une mère et sa fille, vampires, se font passer pour des soeurs afin d'utiliser les hommes pour survivre dans la société humaine. Jordan revenant au film de vampires bien après Entretien avec un vampire, une très bonne surprise. Ici, il livre une histoire atmosphérique peuplée d'une construction en flashbacks (tout comme Entretien pouvait l'être au gré des récits de Louis avec le journaliste) avec un casting doré. Saoirse Ronan et Gemma Arterton en femmes vampires d'un côté, le trop rare mais talentueux Sam Riley de l'autre sans oublier la figure étrange et fragile de Caleb Landry Jones pour un film à l'ambiance planante et un brin sulfureuse niché dans des décors anglais et irlandais qui apportent un certain charme. Dans les faits, on est très proche de son aîné : même filiation évidente dans ses vampires qui se cherchent et se créent une famille ou un compagnon afin de supporter l'éternité (si on pouvait voir en Lestat une figure paternelle ou de mentor, il en est presque de même pour Gemma en mère vampire qui récupère sa fille pour voyager avec elle) ainsi qu'une confrérie d'autres créatures de la nuit qu'on croisera (dans l'un avec Armand (Antonio Banderas), dans l'autre avec Sam Riley en initié et "gardien" proche de la confrérie qui n'accepte aucune femme vampire). Pourtant le film diffère sur les détails : Ici pour devenir un suceur de sang, ce n'est pas en étant formé par un autre mais en allant sur une île étrange voir un "ange" des ténèbres vivant en ermite, le "soucriant". Ainsi l'acte de boire le sang et par là, aspirer la vie, se dote d'une quête spirituelle amplement portée par l'éducation qu'à reçue Eleanor (Saoirse Ronan), un temps abandonnée dans un couvent, puis récupérée par Clara (Gemma Arterton) et le film montre bien comme Eleanor semble parfois regretter son passé avec les jeunes nonnes. Sublime. - 5,5/6.


Rewind this (Josh Johnson - 2013). Byzantium était le gros film de clôture du festival (avec cérémonie de remise des prix -- EEGA en a eu, joie !) mais une petite oeuvre permettait de le prolonger encore un peu, en l'occurence avec ce documentaire sur la VHS qui aborde largement toute la culture que la cassette vidéo véhicula hier et véhicule encore aujourd'hui. Cela va des passionnés qui font toutes les brocantes afin d'en récupérer des spécifiques aux réalisateurs interviewés, en passant par le marché du direct-to-video, la concurrence avec la betamax lors du lancement du support, l'avis des vendeurs passionnés qui écoulent encore nos petites bandes magnétiques... Toujours passionnant d'un bout à l'autre, souvent drôle, voilà une parfaite conclusion instructive pour les cinéphiles. - 5/6.


Le ventre de l'architecte (Peter Greenaway - 1987). Je connais mal le cinéma de Greenaway même si je porte une certaine vénération à The pillow book. Ici on aboutit à un film étrange qui ne fascine que par à coups quand l'architecte en question s'inquiète de ses maux de ventre en s'interrogeant de son point de vue à lui, artistiquement et émotionnellement avec en parallèle une déambulation passionnante dans Rome là où l'histoire de son épouse et son amant sont un peu ennuyeux. Une bonne chose, la musique de Wim Mertens, sublime et fascinante, très proche de celle de Philip Glass. - 4/6.


Vivre dans la peur (Kurosawa - 1955). Un Kurosawa en mode mineur où une histoire dont on se désintéresse complètement finit par se mêler à l'ennui du surjeu de Mifune. Dommage. Quelques mots en plus dans le topic Kurosawa. - 2/6.


Martha Marcy May Marlene (Sean Durkin - 2011) - 4,5/6.


Voie rapide (Christophe Sahr - 2011) - 4/6.


500 jours ensemble (Marc Webb - 2009) - 5/6. :) 







Films revus/Redécouverts...




Entretien avec un vampire (Neil Jordan - 1994) - Bon, je l'ai déjà vu plein de fois mais je ne dis pas non à ce qui est devenu un classique et de la littérature, et donc du cinéma. Chose bizarre, je commençais "mon" festival du NIFFF par un film de Neil Jordan, je le terminerais par un autre film du même réalisateur, encore une histoire de vampires. Décidément ! - 4/6.


ALIEN (Ridley Scott - 1979). 6/6 mais je suis de parti-pris pour le coup c'est vrai : j'adore Alien, c'est l'un de mes films préférés, ad vitam eternam.


Le jour où la terre s'arrêta (Robert Wise - 1951). Un film dont je ne me lasse pas, et que j'ai déjà vu plusieurs fois, ça reste passionnant, intelligent, bien mené, et si le film prend de belles rides qui n'empêche nullement sa révision, le propos lui, reste toujours aussi universel et d'actualité. Je surkiffe ce film comme disent les djeunzs. Et j'adore de plus en plus Wise avec le temps. - 6/6.


Pour une poignée de dollars (Sergio Leone - 1964). Encore un classique, en copie projetée cette fois. Et ça a du bon de le revoir car mis à part une fusillade au début, je ne m'en souvenais plus. Bon, rien à dire, même si c'est le film le plus faible de la "trilogie des dollars", c'est quand même bien sympa. Par contre quand on connait bien Le garde du corps d'Akira Kurosawa, c'est un recopiage presque quasiment plan par plan du film culte du japonais qui s'avère lui, plus impressionnant et noir. Bref, bien mais face au Kuro, ça fait un peu pâle figure. Qu'importe, Leone va faire mieux et plus fort juste après. - 4/6.


Shining (Stanley Kubrick - 1980) - Shining est l'exemple-type du film que je me revois plusieurs fois avec plaisir au fil du temps, quitte à ce que soit durant la même année, tout comme Alien, que ce soit sur petit, grand écran voire cinéma. Je me souviens l'avoir montré (et donc revu une énième fois) sur toile dans un petit cinéma de quartier quand j'étais au lycée, l'occasion de le faire découvrir à un pote qui le voyait pour la première fois. Pour cette édition NIFFF, ce fut l'incroyable surprise d'une projection sur plateau d'argent puisqu'il s'agissait d'une copie neuve à la qualité hallucinante de l'image et du son. Je crois bien que c'est la première fois que j'ai autant halluciné sur la bande son --déjà bien impressionnante-- du film. Comme si je le redécouvrais pour la première fois. Un des grands moments de bonheur du festival. - 6/6.


ZOMBIE (George Romero - 1978). Le classique second volet de la quadrilogie des morts de Romero (les diary of the dead (diarhée of the dead ?) et survival avec leurs caméras portées et POV de found-footage, c'est d'une qualité affreusement basse à côté donc je ne les rajoute pas dedans, d'autant plus que le propos n'y est plus le même donc bon). Version européenne avec les Goblins en fond musical. Toujours un régal malgré une copie un peu usée et rougeâtre qui m'a rappelé les grandes heures de la filmothèque des facs parisiennes. - 5/6.


The Brood (Chromosome 3 - David Cronenberg - 1979). Un classique dont je me lasserais jamais. L'un des films les plus fous et noirs du génial et controversé canadien. - 6/6.


Suspiria (Dario Argento - 1977). Après Tulpa, quand on parle du maître, il se fait désirer, mais il arrive. Copie projetée d'une incroyable beauté, son et images parfaits, gros bonheur à nouveau de redécouvrir une énième fois cette oeuvre matricielle de tout un pan du cinéma horrifique. - 6/6.


Le voyage de Chihiro (Hayao Miyazaki - 2001). Bon ben chef d'oeuvre hein. - 6/6  8) 


Dragons (Sanders, DeBlois - 2010). Une belle réussite de Dreamworks. - 5/6.


The relic (Peter Hyams - 1997) - 4/6.


Django Unchained (Tarantino - 2013) - 3/6. :| 


La cité interdite (Kawajiri - 1987) - 5,5/6.



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