Seinfeld

Tout sur les séries à la TV, en DVD, en Blu-ray ou VOD.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 48568
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Re: Seinfeld

Post by Flol »

D'accord avec zemat : après Seinfeld, la juste logique des choses veut que l'on s'attaque directement à Curb.
User avatar
Boubakar
Mécène hobbit
Posts: 50013
Joined: 31 Jul 03, 11:50

Re: Seinfeld

Post by Boubakar »

Ratatouille wrote:D'accord avec zemat : après Seinfeld, la juste logique des choses veut que l'on s'attaque directement à Curb.
J'aurais dû préciser ; "excepté Curb", dont j'ai déjà les vu les trois premières saisons, et je vais bientôt attaquer la quatrième.
User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 48568
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Re: Seinfeld

Post by Flol »

Alors je ne sais pas. :|
Je regarde pas beaucoup de séries, en fait...
pol gornek
chat gratte !
Posts: 5072
Joined: 21 Feb 05, 12:32
Location: Devant la petite lucarne

Re: Seinfeld

Post by pol gornek »

Tu as tenté Louie ? (valable pour Ratatouille, également).
Le public qui grandit devant la télé affine son regard, acquiert une compétence critique, une capacité à lire des formes compliquées. Il anticipe mieux les stéréotypes et finit par les refuser car il ne jouit plus d'aucune surprise ni curiosité, les deux moteurs de l'écoute.Il faut donc lui proposer des programmes d'un niveau esthétique plus ambitieux. La série télé s'est ainsi hissée, avec ses formes propres, au niveau de la littérature et du cinéma. (Vincent Colonna)
User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 48568
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Re: Seinfeld

Post by Flol »

Jamais entendu parler.
Quelques recherches m'ont permis d'apprendre que Ricky Gervais le considère comme le comique le plus drôle des US. Forcément, ça me donne un peu envie de découvrir ça...
C'est plutôt dans quel style ? Proche de celui de Curb ?
pol gornek
chat gratte !
Posts: 5072
Joined: 21 Feb 05, 12:32
Location: Devant la petite lucarne

Re: Seinfeld

Post by pol gornek »

J'aurai tendance à dire que, formellement, c'est le chaînon manquant entre Seinfeld et Curb. On a les séquences de stand up qui illustre de petits faits de vie que l'on découvre ensuite. Cela ne parle de rien, en somme.
Le public qui grandit devant la télé affine son regard, acquiert une compétence critique, une capacité à lire des formes compliquées. Il anticipe mieux les stéréotypes et finit par les refuser car il ne jouit plus d'aucune surprise ni curiosité, les deux moteurs de l'écoute.Il faut donc lui proposer des programmes d'un niveau esthétique plus ambitieux. La série télé s'est ainsi hissée, avec ses formes propres, au niveau de la littérature et du cinéma. (Vincent Colonna)
User avatar
Boubakar
Mécène hobbit
Posts: 50013
Joined: 31 Jul 03, 11:50

Re: Seinfeld

Post by Boubakar »

pol gornek wrote:Tu as tenté Louie ? (valable pour Ratatouille, également).
Pas encore, mais je serais tenté de te demander si c'est comme Luckie Louie (je crois que tu m'avais dit ne pas l'avoir vu, il y a quelques semaines de ça).
Dans cette série, il y avait un côté irrévérencieux qui me faisait beaucoup rire (ça allait jusqu'à montrer de la nudité intégrale).
Faudra que je tente ça un de ces quatre.
Last edited by Boubakar on 30 Nov 10, 18:59, edited 1 time in total.
pol gornek
chat gratte !
Posts: 5072
Joined: 21 Feb 05, 12:32
Location: Devant la petite lucarne

Re: Seinfeld

Post by pol gornek »

J'ai récupéré la série, mais je n'ai pas encore eu le temps de commencer.
Le public qui grandit devant la télé affine son regard, acquiert une compétence critique, une capacité à lire des formes compliquées. Il anticipe mieux les stéréotypes et finit par les refuser car il ne jouit plus d'aucune surprise ni curiosité, les deux moteurs de l'écoute.Il faut donc lui proposer des programmes d'un niveau esthétique plus ambitieux. La série télé s'est ainsi hissée, avec ses formes propres, au niveau de la littérature et du cinéma. (Vincent Colonna)
Alligator
Réalisateur
Posts: 6629
Joined: 8 Feb 04, 12:25
Location: Hérault qui a rejoint sa gironde

Re: Seinfeld

Post by Alligator »

Seinfeld 101 : The Seinfeld chronicles (La douche froide) (Wolff, 1989)

http://alligatographe.blogspot.com/2010 ... icles.html

Premier épisode d'une série très importante pour moi, d'une importante quasi thérapeuthique. J'explique. J'ai travaillé pendant un an dans un institut de rééducation avec des adolescents présentant des troubles du caractère et du comportement. Et c'était très difficile nerveusement, la violence sourde ou éclatante était continuellement présente. Et le soir, je rentrai tendu. Mes enregistrements VHS (triste époque, je ne ferai jamais partie de ces nostalgiques de la bande qui se froisse) ont constitué un véritable trésor dans lequel je puisais trois ou quatre épisodes par soir pour relaxer la tête.

En entamant cette revoyure, cette fois sur de beaux dvds Sony plein de bonus, je constate la même sensation physique de grande fraicheur, dans l'attitude des acteurs, cette mise en scène décontractée qui va servir de modèle à toutes les sitcoms à venir, mais surtout dans la manière dont les auteurs Jerry Seinfeld et Larry David ont de traiter des thématiques parfois jamais abordées à la télévision.

Ce pilote est par définition une ébauche. Il y manque Elaine Benes (Julia Louis Dreyfus), la touche féminine, Cosmo Kramer (Michael Richards) n'avance qu'à petits pas timides, sa coupe de cheveux kramerienne n'existe pas encore (ça fait drôle d'ailleurs de la voir aussi écrasée), mais le ping-pong verbal, la danse comique à laquelle nous invite le couple Jerry (Seinfeld) et George Costanza (Jason Alexander) est d'ores et déjà bien installé.

La scène dans le lavomatique est un exemple parfait pour illustrer l'esprit "Seinfeld", cet humour sur les mots et les idées du quotidien, "the show about nothing". Effectivement, sur des riens les personnages tissent une grande toile remplie de milles petites choses, rieuses, fines, de cet essentiel qui nourrit l'âme et fait de cette série l'une des meilleures séries comiques de tous les temps.
Le thème central de ce pilote reste abordé, je n'irais pas jusqu'à dire de manière anecdotique, mais disons de façon plus légère qu'à l'habitude car les scénaristes ont surtout voulu présenter bien entendu les personnages et le monde dans lequel ils évoluent. Il ne faut pas oublier la forme particulière d'un pilote. Il n'empêche qu'il s'agit ici d'un sujet qui revient souvent dans la série : l'incapacité des hommes à comprendre ces êtres bizarroïdes que sont les femmes, à déchiffrer les signaux, les clés de la communication.

On notera que l'appartement de Jerry va considérablement changer de forme entre le pilote et le deuxième épisode ("The stake-out"). Ici, il existe encore une sorte de mini-terrasse à l'extérieur.

---------------------

Seinfeld 102 : The Stakeout (Jalousie) (Cherones, 1990)

http://alligatographe.blogspot.com/2010 ... keout.html

The stakeout est le 2e épisode de Seinfeld mais je l'ai vu après "Male unbounding" croyant voir le 3e opus à cause de la mauvaise chronologie dans l'édition dvd française de Sony.

Il s'agit donc de la première apparition de Julia Louis Dreyfus, alias Elaine Benes, dans la série. Venant de rompre une relation amoureuse pour en entamer une amicale avec Jerry, ils en sont encore aux balbutiements. C'est tout l'enjeu de cet épisode. Pour une fois, les deux personnages font preuve sur la fin d'une grande maturité en parvenant à communiquer et étouffer ainsi un malaise de plus en plus emmerdant.

Jusque là, Jerry a fait montre de tout le contraire. D'ailleurs, sa mère (ou je ne sais plus qui) lui dit d'en parler à Elaine, d'agir en homme et la réponse fuse, tout un programme pour les personnages dans les saisons à venir : "I don't want to be a man!" Cette série sur les trentenaires explore les difficultés de ces adultes encore en apprentissage, en acquisition de maturité en quelque sorte, leurs conflits intérieurs et relationnels et leurs angoisses de vieillir, tentant de prendre ou non leurs responsabilités. Ils ne sont pas loin d'être des ados attardés, ce qui les met dans des situations pas possibles, continuellement hilarantes. Quelle brillante idée, si universelle et contemporaine!

Il me semble mais je peux me tromper que c'est la seule fois où l'on voit Philip Bruns jouer le rôle du père de Jerry. Sa mère, Liz Sheridan qui joue Mme Ochmonek dans Alf, restera un personnage récurrent bien entendu. Le remplacement de Philip Bruns par Barney Martin que l'on découvrira plus tard est heureux. On en recausera plus tard s'tu veux. Philip Bruns n'est pas à proprement parler mauvais mais il lui manque quelque chose, une pincée de folie. Ils sont trop sérieux, trop équilibrés dans cet épisode.

Je retrouve également Lynn Clark que l'on reverra dans "The stock-tip". Je l'avais aperçue dans Friends et Columbo.

Reste que le point d'orgue de l'épisode se situe dans ce "guet", ce "stakeout" qui lui donne son titre. Et l'apparition d'un personnage-gimmick, cet Art Vandelay que crée l'esprit du pauvre George Costanza.
George est un personnage ô combien important, une clé de voûte, l'alter égo de Jerry, sa part d'ombre, son ersatz de looser, qui se rêve ici pour la 1ère fois en "architecte". Autre récurrence qu'il va donc nous resservir de temps en temps, soulignant les manques de reconnaissance et d'estime de soi qui nourrissent les souffrances de son ego tourmenté.

Cosmo Kramer prend déjà du volume. Michael Richards arbore sa chevelure érectile, partante vers les sommets du n'importe quoi, comme ce fantasme "Kramerica industries" de fonder une chaîne de pizzeria où les clients font leur propre pizza.

2e épisode et d'ores et déjà plus de jus.
Helward
rat d'auteur
Posts: 5566
Joined: 17 Aug 06, 10:25
Location: Rech. Optimum désesp.

Re: Seinfeld

Post by Helward »

Je me rend compte que çà dois faire 2/3 ans que je me regarde les épisodes en boucle, à raison d'un épisode par soir.
C'est devenu une forme de quotidien.
Nimrod
Hypoglycémique
Posts: 26173
Joined: 13 Apr 03, 18:57

Re: Seinfeld

Post by Nimrod »

Ratatouille wrote:Alors je ne sais pas. :|
Je regarde pas beaucoup de séries, en fait...
Image

:idea:

Pas cher, en plus.
User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 48568
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Re: Seinfeld

Post by Flol »

Ah oui, très bon :idea:
Alligator
Réalisateur
Posts: 6629
Joined: 8 Feb 04, 12:25
Location: Hérault qui a rejoint sa gironde

Re: Seinfeld

Post by Alligator »

Seinfeld 102 : The robbery (Le cambriolage) (Cherones, 1990)

http://alligatographe.blogspot.com/2010 ... bbery.html

Pas grand chose à dire sur cet épisode si ce n'est qu'il montre bien combien George Costanza, joué merveilleusement par Jason Alexander, est un malade mental et combien son duo avec Jerry est comique. J'ai été peu conquis par les dialogues, ni par la situation. Mais cette histoire d'appartement se veut l'illustration de la difficulté de trouver logement à son pied dans une grande ville. J'avoue avoir bien rigolé devant la tête de Julia quand Jerry se fout de sa gueule lors de la visite de l'appart.

Le jeu des comédiens est toujours excellent. Il faut tout de même concéder que celui de Jerry Seinfeld laisse parfois à désirer. Pourtant il n'a pas une grande composition à faire. Il en est parfaitement conscient du reste. Tout le monde l'admet. Cependant, parfois son air ahuri se marie idéalement à la situation. Il prendra de plus en plus d'assurance avec son jeu.
Julia Louis Dreyfus est rudement efficace et amène beaucoup de richesse, diverses trouvailles scéniques.
Jason Alexander semble beaucoup plus travaillé par les névroses de son personnage.
Quant à Michael Richards, c'est un extraterrestre, habitant sur une autre planète. Il ne joue pas encore à fond sur son physique de grand échalas mais est déjà aimablement loufoque. Son air emmerdé et perdu, comme un enfant pris en faute, après le cambriolage chez Jerry est super bien joué et juste ce qu'il faut de touchant.

-------------------------------------------

Seinfeld 103 : Male unbounding (Le casse-pieds) (Cherones, 1990)

http://alligatographe.blogspot.com/2010 ... nding.html

Le point fort de cet épisode est l'arrivée d'Elaine Benes. Elle n'apparait qu'en fin d'épisode mais dans une scène savoureuse aux dialogues flirtant avec l'absurde et le réalisme. Elle est tout de suite envoûtante, d'une grâce, d'une féminité achevée, j'entends par là avec ses faiblesses, ses tares aussi bien que ses atours les plus charmants. Elaine Benes est un manifeste féministe incarné. Je reste épaté par l'entrée en matière de Julia Louis Dreyfus, cette capacité incroyable qu'elle a de se fondre dans le moule de la série, une aisance rafraichissante. Cette touche féminine, incisive (elle est celle qui fustige l'infantilisme de Jerry dans cet épisode) est un apport essentiel je crois qui prend part au succès de la série dans un premier temps. Car dans un second temps, on se rend compte qu'elle peut être tout aussi puérile mais avec beaucoup plus de finesse et de subtilité que ces braves et épais garçons.
Figurez-vous que j'ai écrit ces lignes en croyant que ce 4e épisode était le 2e de la saison. Oui, j'ai bêtement suivi le classement des dvds Sony. Ces gugusses n'ont pas été foutus de les éditer correctement, dans le bon ordre chronologique. Aussi ai-je cru pendant longtemps que cette participation était les tous débuts de Julia Louis Dreyfus!

Insistons deux lignes sur la stupéfiante intelligence et la délicieuse légèreté des dialogues proposés. D'ailleurs, il n'est qu'à voir la joie chez les comédiens de prendre part à ses discussions plus ou moins finaudes sur les petits soucis du quotidien new-yorkais. L'humour de Jerry Seinfeld, de Larry David et des scénaristes qu'ils chapeautent est bourré de cet appétit, de ce plaisir que l'on retrouve dans l'humour juif américain qui joue sur les situations, la logique, le non sens afin peut-être d'échapper à l'aspect plus ou moins morbide que notre vie recèle par instants. Un rire pour vivre.

L'histoire de ce 4e épisode permet de retrouver un acteur multicarte que l'on peut voir aussi bien dans des blockbusters comme les "Transformers" et une multitude de séries tv, une tête que l'on connait bien en somme mais sur laquelle on a du mal à mettre un nom. Kevin Dunn est un acteur sympathique et qui joue souvent l'américain moyen, souvent un peu con sur les bords. Il ne déroge pas à cette règle ici avec un personnage égocentrique, insupportable boulet que Jerry n'arrive pas à éviter.
Alligator
Réalisateur
Posts: 6629
Joined: 8 Feb 04, 12:25
Location: Hérault qui a rejoint sa gironde

Re: Seinfeld

Post by Alligator »

Seinfeld 104 : The stock tip (Les joies de la bourse) (Cherones, 1990)

http://alligatographe.blogspot.com/2010 ... k-tip.html

Sans en avoir l'air, cet épisode est particulièrement bien écrit. Sur un rythme très impressionnant, les situations alignent des dialogues ciselés qui mettent superbement en valeur le talent des comédiens.

Surtout, dès l'introduction, on est plongé dans ce bain fourmillant d'idées débordant sur l'absurde. On découvre d'abord Jerry et George débattant de l'humour de Superman. La culture populaire un peu geek de Jerry Seinfeld imprègne l'histoire de la série et son adoration de Superman aura des conséquences commerciales (une série de publicité le montrera aux côtés du super-héros). Il n'y a qu'à voir la tête ahurie d'Elaine qui les a rejoint quand Jerry part dans une digression délirante sur un grain de raisin mutant qui aurait dévasté une bourgade texane. Une grande part de cet humour de l'excès alimente la série et en voilà une illustration efficace. Bien entendu, Jerry Seinfeld, comique, raconte sa blague avec le ton le plus sérieux possible et pendant un instant Elaine reste perplexe : "ne croirait-il pas les conneries qu'il me raconte? Au fond n'est-il pas réellement fou? Qu'est-ce que je fous ici avec ce dingue?" Ce doute est formidablement joué par Julia Louis Dreyfus.

Les relations que nouent les quatre maudits fêlés de cette série se nourrissent bien souvent de taquineries parfois un peu infantiles, comme ce sourire à la fois cruel et béat qu'arbore le visage bienheureux de Kramer (Michael Richards) quand il apprend que les actions de Jerry s'effondrent à la bourse. Content d'avoir raison, juste cela, comme un gamin.

Concernant George Costanza (Jason Alexander), on apprend de lui que dans le malheur, son ego peut lui permettre de montrer, ce que d'aucuns appelleront du panache où d'autres évoqueront une obstination imbécile, quoiqu'il en soit avec une retenue qui est sans commune mesure face à l'enthousiasme impudique dont il fait preuve au retour de sa bonne fortune. Alors incarnation du bling-bling, George décore son poignet d'une grosse montre et ses doigts d'énormes cigares, en grand seigneur, trop ostentatoire pour éviter la vulgarité mais somme toute un réjouissant spectacle difficile à encaisser pour Jerry.

Elaine quant à elle démontre d'ores et déjà un méchant problème avec la population animale et le peu de considération qu'elle peut manifester pour ces drôles de petites bêtes qui ne font que l'emmerder. Elle songe déjà à engager un tueur de chat, dans une sorte de préquelle au mythique épisode "The engagement" où avec Kramer et Newman elle tentera de se débarrasser d'un chien trop aboyeur.

Cet épisode met un terme à la fraîche relation que Jerry avait entamée avec Vanessa (Lynn Clark). Le désastre du week-end à la campagne pour le couple n'est pas le premier de la série.

Un épisode savoureux, aux dialogues piquants, servis par des situations drôles et à un très bon rythme. Foutrement bien écrit. Du Seinfeld tout craché.
User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 48568
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Re: Seinfeld

Post by Flol »