Bette Davis (1908-1989)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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joe-ernst
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Re: Bette Davis (1908-1989)

Post by joe-ernst »

Cathy wrote:Hush Hush Sweet Charlotte, Chut, Chut chère Charlotte (1964) - Robert Aldrich
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La scène du pot de fleurs me fait toujours rire rien que d'y penser ! :lol:
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We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars. Oscar Wilde.
L'hyperréalisme à la Kechiche, ce n'est pas du tout mon truc. Alain Guiraudie
Cathy
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Re: Bette Davis (1908-1989)

Post by Cathy »

joe-ernst wrote:
Cathy wrote:Hush Hush Sweet Charlotte, Chut, Chut chère Charlotte (1964) - Robert Aldrich
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La scène du pot de fleurs me fait toujours rire rien que d'y penser ! :lol:
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Pourtant elle n'est pas drôle :wink et puis c'est bien fait pour les deux amants diaboliques
En tous cas beaucoup aimé ce film et notamment Olivia de Havilland, absolument époustouflante dans ce rôle.
Julien Léonard
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Re: Notez les films naphtas - Avril 2010

Post by Julien Léonard »

La fiancée contre remboursement (The bride came C.O.D.) / 1941 - Réalisé par William Keighley :

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Le genre de comédie dans laquelle on verrait bien le couple Gable-Colbert s'épanouir, ou bien encore Grant-Hepburn... Mais à l'image de ces deux mythiques couples de cinéma (de comédie même, dirons-nous), le duo Cagney-Davis possède son propre charme et sa propre marque. Une très bonne comédie, donc, prouvant une fois de plus le professionnalisme sans éclat d'un William Keighley décidément bon technicien, à défaut d'avoir un véritable style. Du solide au style typiquement Warner (photographie, étalonnage, montage et prises de vues), saupoudré d'un rythme en forme de course poursuite. Il faut voir Bette Davis jouer les hystériques et se prendre un cactus dans les fesses (bon running gag) et s'étonner devant un James Cagney totalement frontal (dans le sens où il est encore une fois d'un naturel incroyable), pour se rendre compte de la qualité du produit : un bon classique assez drôle, et idéal pour passer une soirée en amoureux. On ne s'ennuie pas une seule seconde, même si la fin patine durant 10 bonnes minutes, apparaissant en fin de compte comme peu étoffée... L'intrigue est parfois un peu simpliste, notamment en raison d'enjeux pas forcément bien amenés, mais les rebondissements ne manquent pas. Pas un chef-d'oeuvre, loin de là, mais un bon film hollywoodien comme on savait les faire à tour de bras durant ces années-là. Quelle époque !
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O'Malley
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Re: Notez les films naphtas - Avril 2010

Post by O'Malley »

Julien Léonard wrote:La fiancée contre remboursement (The bride came C.O.D.) / 1941 - Réalisé par William Keighley :

Le genre de comédie dans laquelle on verrait bien le couple Gable-Colbert s'épanouir, ou bien encore Grant-Hepburn... Mais à l'image de ces deux mythiques couples de cinéma (de comédie même, dirons-nous), le duo Cagney-Davis possède son propre charme et sa propre marque. Une très bonne comédie, donc, prouvant une fois de plus le professionnalisme sans éclat d'un William Keighley décidément bon technicien, à défaut d'avoir un véritable style. Du solide au style typiquement Warner (photographie, étalonnage, montage et prises de vues), saupoudré d'un rythme en forme de course poursuite. Il faut voir Bette Davis jouer les hystériques et se prendre un cactus dans les fesses (bon running gag) et s'étonner devant un James Cagney totalement frontal (dans le sens où il est encore une fois d'un naturel incroyable), pour se rendre compte de la qualité du produit : un bon classique assez drôle, et idéal pour passer une soirée en amoureux. On ne s'ennuie pas une seule seconde, même si la fin patine durant 10 bonnes minutes, apparaissant en fin de compte comme peu étoffée... L'intrigue est parfois un peu simpliste, notamment en raison d'enjeux pas forcément bien amenés, mais les rebondissements ne manquent pas. Pas un chef-d'oeuvre, loin de là, mais un bon film hollywoodien comme on savait les faire à tour de bras durant ces années-là. Quelle époque !
J'aime bcp la dernière demi-heure qui sombre dans l'absurde (mais avec tous ces personnages qui débarquent, les répliques hilarantes, l'embrouille avec le Nevada et la Californie...)
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Sybille
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Re: Notez les films naphtas - Avril 2010

Post by Sybille »

J'aime bien The bride came C.O.D moi aussi. Amusant et suffisamment distrayant.
Autant j'imagine assez bien Gable/Colbert prendre la place de Cagney/Davis, mais beaucoup moins Grant/Hepburn (surtout pour le premier, je crois).
Julien Léonard
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Re: Notez les films naphtas - Avril 2010

Post by Julien Léonard »

Sybille wrote:J'aime bien The bride came C.O.D moi aussi. Amusant et suffisamment distrayant.
Autant j'imagine assez bien Gable/Colbert prendre la place de Cagney/Davis, mais beaucoup moins Grant/Hepburn (surtout pour le premier, je crois).
Moins le deuxième couple que le premier, je suis d'accord... Mais comme Cary Grant a été un aviateur intensément crédible dans Seuls les anges ont des ailes, et que Katharine Hepburn savait jouer les folles jeunes femmes avec passion (dans les années 30 et 40), je me suis dit que cela aurait pu le faire... :wink: Mais bon, le principal, c'est le film ici présent, et je dois dire que l'association Cagney-Davis a été pour moi plus que convaincante. Ces deux légendes ont été de très belles découvertes depuis peu (j'ai commencé à découvrir leurs carrières respectives), et les voir réunis m'a bien évidemment fait salivé.
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Sybille
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Re: Notez les films naphtas - Avril 2010

Post by Sybille »

Julien Léonard wrote:je dois dire que l'association Cagney-Davis a été pour moi plus que convaincante. Ces deux légendes ont été de très belles découvertes depuis peu (j'ai commencé à découvrir leurs carrières respectives), et les voir réunis m'a bien évidemment fait salivé.
La rencontre Cagney/Davis est en effet savoureuse. Je découvre plus largement James Cagney depuis l'année dernière (je suis déjà un peu plus familière de Bette Davis) et je le trouve vraiment étonnant et excellent. Comme tu le dis, une belle découverte. :)
Lord Henry
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Re: Notez les films naphtas - Mai 2010

Post by Lord Henry »

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Confié par ses parents à un établissement pour enfants perturbés, le petit Joey retrouve après deux ans le luxueux appartement familial. Il retrouve aussi une mère craintive et démissionnaire, un père incompréhensif et "Nanny", la nurse à l'égard de laquelle il nourrit une hostilité énigmatique.

De tous les thrillers produits par la Hammer dans le sillage du succès de Psycho, Confessions à un Cadavre (titre français épatant!) s'avère le plus satisfaisant.
A l'accoutumée friand de mécaniques vaines dès qu'il touche au genre, le scénariste Jimmy Sangster sait ici se faire discret. Les amateurs y perdent leur ration de sensations fortes, mais les personnages et les situations en retirent un supplément de vérité. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, l'application routinière de Freddie Francis ou de Roy Ward Baker cède la place à l'artisanat mieux inspiré de Seth Holt – celui-là même qui jeta une aguichante Caroll Baker en pâture à cinq mâles fiévreux dans le désert de Lybie (Nowhere To Go).
Dans les ombres et lumières d'un noir et blanc soyeux, "Nanny" endosse l'uniforme délaissé par une autorité parentale défaillante. Dépositaire de la responsabilité que lui délègue un père dépassé, elle assoit son emprise en confortant la maîtresse de maison dans son infantilisation hystérique. Mère de substitution, elle châtiera jusqu'à commettre l'irréparable ceux qui menacent sa légitimité. Ce statut illusoire reflète cruellement ses propres manquements à l'égard de sa fille; délaissée puis retrouvée agonisante dans une chambre sordide, à la suite d'un avortement clandestin.
Thriller de la confusion des rôles et des apparences trompeuses, The Nanny, portée de bout en bout par une Bette Davis d'une prévenance glaçante, trouve sa conclusion après que chacun a repris sa place attitrée.

Last edited by Lord Henry on 7 Aug 12, 14:38, edited 3 times in total.
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O'Malley
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Re: Bette Davis (1908-1989)

Post by O'Malley »

Femme aimée est toujours jolie de Vincent Sherman(Mr Skeffington) 1944

Bof, bof. J'ai regardé ce film de Vincent Sherman avec beaucoup de détachement et une pointe d'ennui, peut-être plus dus à un manque d'intérêt de ma part pour le sujet en question qu'aux qualités ou défauts intrinsèques de l'oeuvre.Où alors le film ressemble trop à un produit labellisé film de studios (içi, la Warner), sans qu'un cinéaste y insuffle sa singularité, y mette une réelle pointe de vie. Tout s'enchaine trop bien, je sais pas... Le portrait de cette femme égocentrique et la relation avec son mari avaient pourtant tout pour être touchants et surtout, les compositions de Bette Davis (la dernière demi-heure, elle est physiquemement Baby Jane vingt ans auparavant! :shock:) et de Claude Rains sont admirables, d'une très grande justesse. Et puis, le film, fidèle à la réputation de la Warner de donner à ses oeuvres un volet social, parle d'antisémétisme avec courage, notamment lors de la très jolie séquence du restaurant entre M. Skeffington et sa fille. En fait, le film n'est pas dénué de mérites dont principalement, montrer à quel point Bette Davis fait partie des plus fantastiques actrices de composition que Hollywood ait connu.
Cathy
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Re: Bette Davis (1908-1989)

Post by Cathy »

Femme aimée est toujours jolie, Mr Skeffington(1944) - Vincent Sherman

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En 1914, Fanny Trellis, jeune femme ruinée épouse pour éviter un scandale à son frère, le patron de celui-ci Mr Skeffington. Mais la jeune femme est futile et ne songe qu'à son apparence, néglige sa fille et finit par divorcer.

Voici le film type pour mettre en valeur son interprète féminine à savoir Bette Davis, ce style de rôle qu'elle affectionne. Agée de 36 ans, la comédienne doit sembler être une jeune femme de 25 ans au début du film et être agée de 50 à la fin du film. Le livre traite peut-être du personnage de Mr Skefington, mais dans le film, tout tourne autour du personnage féminin, qui est de quasiment tous les plans. Assez curieux, de voir que ce film traite de la sortie du camp de concentration du héros à la fin du film (surtout que le film est sorti en mai 44). D'ailleurs dès que le héros dit qu'il est juif (dans une superbe scène qui oppose le père et sa fille) et qu'il va travailler en Allemagne, on sait très bien que nous aurons l'évocation des horreurs des nazis. Il y a aussi cette thématique sur la vieillesse, sur ces femmes qui refusent de vieillir et préfèrent faire "vieille peau" qu'être naturelle, de l'amour aussi il y a aussi le héros qui porte bien son nom et qui commence et termine "pauvre comme Job".

Le film est donc un mélodrame avec l'évocation de la vieillesse, de la guerre, mais aussi un vaudeville. En effet toute la première partie en est une illustration avec ces soupirants qui attendent, sont rejetés, reviennent, etc et ce mari fou amoureux qui acceptent les lubies de sa femme qui malgré les apparentes reste totalement fidèle. Il y a aussi ces soupirants qui se retrouvent 20 ans plus tard, mariés, chauve, bedonnant, se rappellant leur jeunesse et puis leur muflerie aussi. L'entrée de Bette Davis est particulièrement superbe, avec son apparition théatrale à travers des rideaux qui s'ouvrent et nous la montre dans une beauté rayonnante. Le film sombre dans le mélodrame avec la maladie de l'héroïne, l'évocation des nazis, le départ de la fille du couple, etc. Vincent Sherman réalise d'ailleurs un superbe plan quand l'héroïne se rend compte de sa "vieillesse", et où l'on survole les pièces plongées dans l'obscurité.

On ne peut qu'admirer la prestation de Bette Davis dans le film, sublimement filmée au début du film et qui finalement ressemble à ce qu'elle deviendra dans sa vieillesse, une véritable prestation d'actrice aussi avec la transformation de sa voix donnant la préciosité souhaitée à cette jeune femme. Elle a été d'ailleurs nominée en tant que meilleure actrice, pour cette performance éblouissante et qui montre qu'elle est sans doute UNE des plus grandes actrices de tous les temps. Il y aussi Claude Rains dont on admire le jeu tout en retenue et subtilité, Walter Abel, le cousin complice et attachant, Marjorie Riordan en fille fadasse qui ne peut faire de l'ombre à sa mère
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même si elle lui vole son dernier soupirant
.

Bref un superbe film, malgré ses 2h30 qui passe l'espace d'un instant et une interprétation extraordinaire de Bette Davis aussi crédible en petite jeune femme qu'en vieille femme à la silhouette et à la démarche alourdies. Et contrairement à Avril enchanté, totalement raté et pesant, Vincent Sherman montre que l'oeuvre d'Elisabeth von Arnim peut être adaptée avec brio.

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francesco
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Re: Bette Davis (1908-1989)

Post by francesco »

Critique enthousiaste que je partage tout à fait. Pour moi c'est une création les plus remarquables de Davis qui avait très peur du résultat. C'est étonnant de voir à quel point on croit à la séduction de son personnage au début du film, à la fascination qu'elle exerce sur les hommes. En fait elle joue tellement bien qu'elle parvient à nous faire croire qu'elle est jolie. Pas belle (il y a plein de films où elle est belle, dans son genre) mais simplement jolie et évaporée.

Sinon, pour information, le scénario du film n'a que très peu à voir avec le roman de Von Arnim : il s'agissait des aventures mordantes d'une ancienne beauté qui rendait visite à tous ses anciens amants et allait de déception en déception (en gros ça correspond à peu près uniquement à la scène du bal et à la demande en mariage avortée.) Le ton était encore beaucoup plus satirique, moins "women's picture". Davis refusa de jouer le rôle (elle estimait qu'elle le faisait un peu trop souvent) d'une femme beaucoup âgé qu'elle n'était, le scénario fut adapté pour raconter en grande partie l'histoire de Fanny AVANT sa maladie et son vieillissement. Je me rappelle de ma surprise la première fois que j'ai visionné le film !
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Re: Bette Davis (1908-1989)

Post by Tom Peeping »

Dans ses interviews, Bette Davis mentionnait toujours le film sous son titre... à elle : Mrs Skeffington.

Un peu comme si Van Heflin disait qu'il avait joué un film qui s'appelait Monsieur Bovary.
Bette, on t'adore !
... and Barbara Stanwyck feels the same way !

Pour continuer sur le cinéma de genre, visitez mon blog : http://sniffandpuff.blogspot.com/
Cathy
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Re: Bette Davis (1908-1989)

Post by Cathy »

Ce qui m'a le plus sidérée dans Mr Skeffington, c'est la transformation de sa voix, sa diction totalement différente de sa diction habituelle, très coquette, très "surjouée" comme le personnage l'est, frivole, coquette ! Ce sont ce style de performance qui font apprécier les acteurs à leur juste valeur d'ailleurs.
Cathy
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Re: Bette Davis (1908-1989)

Post by Cathy »

Little Foxes, la vipère (1941) - William Wyler

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Pour conclure une affaire industrielle, une femme fait revenir chez elle son mari profondément malade.

Le film est encore un vecteur pour le talent de Bette Davis, mais contrairement à Mr Skeffington, si elle livre une superbe prestation, elle est moins étonnante, elle campe un de ses autres rôles de prédilection, celui de la garce intégrale, froide, ici avec une énorme élégance ce qui n'est pas le cas de son rôle dans Beyond the Forrest, où elle est la garce vulgaire. Ce film bizarrement traduit par la vipère, est l'illustration d'une parabole sur les petits renards qui vont grapiller dans les vignes. William Wyler décrit des personnages hautement antipathiques, dévorés par l'ambition, et la réussite sociale aux détriments des sentiments humains les seuls êtres humains sont la fille du couple interprétée par une Teresa Wright charmante et surtout Herbert Marshall, bouleversant en père attachant mais aussi en malade condamné. Il arrive sans problème à exister face au "monstre cinématographique" qu'est Bette Davis. La mise en scène est sans doute académique, mais montre bien l'ambiance sombre, étouffante de cette petite ville du sud des USA avec ses personnages très typés comme la tante parfois maladroite mais seul personnage humain de la famille, ces oncles comploteurs et aussi ce sympathique fils de couturière interprété par Richard Carlson. William Wyler réalise une très belle chronique familiale noire et sordide dominé par son casting impeccable. Bien qu'adapté d'une pièce de Lilian Hellmann, le côté théâtral est totalement gommé et quelque part cette pièce semble annoncer les oeuvres glauques de Tennessee Williams ancrées elles aussi dans le sud des USA.
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Demi-Lune
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Re: Notez les films naphtas - Mai 2010

Post by Demi-Lune »

L'inconvénient de connaître La Classe américaine est que la découverte de Détective Privé me procurerait certainement des rires incontrôlés. :mrgreen: