Mitchell Leisen (1898-1972)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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bruce randylan
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Re: Mitchell Leisen

Post by bruce randylan »

Song of surrender ( 1949 )

Jeune femme d'un historien beaucoup plus âgé qu'elle, Abigail Hunt vit une existence métronome dans une petite communauté très conservatrice d'un bourgade reculée du Connecticut au tout début du XXeme siècle. Son destin sera bouleversée par l'achat sur un coup de tête d'un phonographe qui l'initie au plaisir de la musique en même temps qu'elle découvre l'amour avec un américain en vacances

Pour ma part, l'un des meilleurs Leisen.
Tout son art est résumer ici dans un magnifique portrait de femme où toute sa sensibilité et sa pudeur prennent corps dans ce drame filmer avec énormément d'intelligence en même temps que l'histoire se permet d'être assez subversive.
Le message ne dit rien d'autre que le meilleur rempart contre l'obscurantisme et le fanatisme religieux sont la culture et l'émancipation des femmes.
C'est cependant loin d'être un pamphlet engagé dans sa forme et Leisen préfère se centrer sur le chemin parcouru par Abigail Hunt interprétée par Wanda Hendrix. Je ne la connaissais pas avant et ne semble avoir une filmographie riche mais elle est vraiment magnifique ici et parvient à faire passer toute une gamme d'émotion dans un registre délicat.
Les moments où elle découvre pour la première Caruso ou quand elle rêve en écoutant ses disques avaient tout pour faire craindre le pire, mais elle s'en sort admirablement bien. Ses moments sont vraiment les plus beau du film et la scène où Macdonald Carey lui traduit les paroles sont surement ce que Leisen a filmé de mieux. Le romanesque à l'état pur.
C'est d'ailleurs la deuxième fois que je découvre Macdonald Carey après Dream Girl ( toujours de Leisen ) et je trouve de nouveau excellent. Il est loin d'avoir un physique avantageux à la Gary Grant mais son jeu est à chaque fois un régal. il a ici a peu près le même rôle que dans Dream Girl, c'est à dire celui d'amener l'héroïne sur sa propre voie ( et être amoureux d'elle ).

Après le film n'est pas parfait non plus. Malheureusement les défauts se situent dans une fin surement imposé par les studio qui tentent de sauver la moralité et les institutions saintes du mariages. C'est peu crédible et c'est surtout en contre-sens total avec le propos du film. Et puis Claude Rains en fait peut être un peu trop aussi même si le personnage ( comme la description de communauté conservatrice ) me semble juste et cohérente.

S'il n'y avait pas les 10 dernière minutes, on aura là un véritable chef d'œuvre. On se contentera simplement d'un merveilleux film profondément romantique et une formidable ode à l'art et à Wanda Hendrix qui n'a pas eut la carrière qu'elle méritait.
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Cathy
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Re: Mitchell Leisen

Post by Cathy »

The Girl most likely - Une fille qui promet (1958) - Mitchell Leisen

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Une jeune femme qui souhaite épouser un millionnaire se fiance en même temps à trois jeunes gens, Buzz l'agent immobilier, Pete le mécanicien et Neil Patterson Jr le millionnaire.

Mitchell Leisen signe ici une comédie musicale fort agréable menée à un train d'enfer par Jane Powell en jeune ingénue. Ici pas de grandes roucoulades sirupeuses, mais des numéros dynamiques réglés par Gower Champion. Le tout est fort sympathique avec des numéros bien intégrés dans l'histoire, soit sous forme de rêve "We Gotta Keep Up With the Joneses" et ses échelles géantes ou "Crazy Horse" avec ses enfants indiens, soit intégrés dans l'histoire comme 'Balboa", avec son ballet sur la plage ou "All the Colors of the Rainbow" dans un Mexique de pacotille. On retrouve également le sens du "timing" comique dans la scène où Doddie doit sortir pour la première fois avec Pete qu'elle croit millionnaire. Le casting est impeccable avec Tommy Noonan qui une fois encore joue les amoureux éconduits, Keith Andes en bellatre millionnaire et Cliff Robertson en jeune premier. Kaye Ballard est pleine d'enthousiasme dans le rôle de meilleure amie de l'héroine.
Une petite comédie méconnue mais qui faut le détour pour ceux qui aiment ces numéros plein de peps et de fougue.

Le film a été diffusé sur TCM dans le cadre d'une soirée dédiée à Mitchell Leisen, tu as raison Bruce, on en ressort avec le sourire, car le tout est frais, enlevé et je ne trouve pas Jane Powell trop vieille pour le rôle, elle n'a que 29 ans et passe aisément pour une jeune femme de 24-25 ans qu'elle est censée être dans le film.
bruce randylan
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Re: Mitchell Leisen

Post by bruce randylan »

Cathy wrote: elle n'a que 29 ans et passe aisément pour une jeune femme de 24-25 ans qu'elle est censée être dans le film.
J'étais persuadé qu'elle était dans les trente ans :o
bon, c'est pas grave, cette question d'âge ne m'avait dérangé qu'au début.

Et le cycle touche à sa fin avec

Suddenly, it's spring ( 1947 )
De retour une guerre, une conseillère matrimoniale de l'armée tente de redonner un souffle à son couple qui battait de l'aile avant le conflit. Sauf que son timide de mari qui manque de caractère envisage de divorcer pour se re-marier rapidement. C'est aussi son compter sur un ami de son époux qui tombe amoureux d'elle et tente d'accélérer le divorce.

Le scénario est excellent mais Leisen ne parvient jamais à lancer la machine sur un rythme trépidant et il faudra se contenter d'une agréable comédie avec quelques situations amusantes mais ça ne décolle jamais. Un Howard Hawks survolté aurait bien plus fait l'affaire, voire même un Sacha Guitry car le marivaudage à 4 aurait très bien pu coller à son univers truculent.
Reste le trio d'acteur principaux en grande forme où Macdonald Carey se montre une nouvelle fois excellent. Fred McMurray ( qui se lance un moment dans génial numéro de gros lourd ) et Paulette Godard, assez touchante, portent en tout cas le film sur leurs épaules et parviennent à le faire vivre.

Dommage car le scénario avait réellement un potentiel énorme.


Voilà, je pense que le dernier que je pourrais voir du cycle sera Mon secrétaire travaille la nuit
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Re: Mitchell Leisen

Post by bruce randylan »

Je savais que j'avais oublié quelques chose :oops:

Mon secrétaire travaille la nuit ( Take a letter darling - 1942 )

C'est donc sur ce film que s'est finit ( pour moi ) cette rétrospective Leisen.
Fort heureusement, cette ultime séance se finit sur un coup d'éclat et je dirais même mieux un éclat de rire. :D
C'est une comédie menant tambour battant sans aucune longueur avec un tempo d'une rare précision. Les dialogues regorgeant de sous-entendu sont truculents et servis dans des acteurs en sommet de leurs formes. La légèreté et l'élégance de la réalisation est l'une des plus aboutis de Leisen qui fleurte à plus d'une reprise avec celle de Lubitsch ( le tour de danse qui n'en finit plus ; le bouquet de fleur gênant la vue de Rosalind Russel ; McMurray tentant d'attirer l'attention de Russel qui fait les 100 pas dans la chambre voisine ).
Si ce n'est une scène finale un brin décevante, on tient la l'un des meilleurs films de son auteur et l'un des meilleurs comédies des années 40.
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Re: Mitchell Leisen

Post by Alligator »

Easy Living (Mitchell Leisen, 1937) :

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_______________

Après le relatif désappointement relevé sur La baronne de Minuit, précédent Leisen que je découvrais alors, je m'estime content de ne pas connaître pareille déception.

Il me semble qu'ici le rythme est plus enlevé. Je sens bien mieux la patte de Preston Sturges au scénar. C'est moins dans les dialogues que dans les situations que se situent ici les armes fourbies afin de faire rire le public.

Mais ce qui me retient franchement ce sont certaines scènes délirantes (comme la poursuite maritale au début du film, ou l'explosion d'appétit des clients du snack) plus proche du burlesque et de l'humour physique, chorégraphiant les chutes. Elles m'ont rappellé la scène où Harrisson subit de trop nombreux obstacles quand il tente d'organiser un assassinat dans Infidèlement votre. Je me lasse vite de ce comique de répétition. C'est beaucoup trop long.

Ce que j'aime bien par contre c'est l'histoire complètement abracadabrante que nous pond Sturges tout le long du film à un rythme effrené et sans grand temps mort, ainsi que la prestation charmante de Jean Arthur qui sans avoir un très joli physique dégage quelque chose d'indéfinissable et de merveilleux. J'aime cette actrice, j'en ai bien peur.
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Ann Harding
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by Ann Harding »

Remember The Night (1940) avec Barbara Stanwyck et Fred MacMurray

Lee Leander (B. Stanwyck) s'est fait prendre la main dans le sac pour vol de bijou. Lors de son procès, l'avocat général (F. MacMurray) obtient pour elle une remise en liberté conditionnelle durant la période de noël. Elle le suit dans sa famille où elle passe le réveillon...

Un film que j'avais manqué durant la rétro Leisen. Quelle erreur! C'est certainement un de ses tous meilleurs avec un superbe scénario signé Sturges. :) Stanwyck est formidable. Le film regorge de scènes formidables comme l'arrivée de Stanwyck chez sa mère (odieuse) ou son arrestation par un paysan mal embouché suivie d'une 'évasion' très dôle. Mais le ton général du film est mélancolique. La pauvre fille née dans les mauvais quartiers est régénérée par l'amour comme le juge -au coeur sec à l'origine- de Fred MacMurray. Le film pourrait maint fois basculer dans le mélo, mais, il reste juste et émouvant. Un très très bon Leisen! :D
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by angel with dirty face »

Ann Harding wrote:Remember The Night (1940) [...] Un très très bon Leisen! :D
Merci pour cet avis! Tu as vu ce film en DVD ou est-il diffusé en salle ?
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Ann Harding
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by Ann Harding »

Non, j'ai vu une copie sur DVD-R. Pas de diffusion en salles...hélas....
angel with dirty face
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by angel with dirty face »

Ann Harding wrote:Non, j'ai vu une copie sur DVD-R. Pas de diffusion en salles...hélas....
:( Merci en tout cas pour cette info. Ton texte donne vraiment envie de voir cette rareté!
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by pierrick »

Je confirme l'opinion sur Remember the night (que j'ai vu me semble-t-il à l'occasion d'un passage sur Cine Classic il y 2 ou 3 ans). Au départ, on craint que le film soit un mélo bien pensant mais le film est d'une rare subtilité et sensibilité. Mc Murray est formidable (ce qui n'est pas toujours le cas). Avec Midnight (qui est evidemment d'un tout autre genre), c'est le Leisen que je préfère.

J'ai vu il y a peu le Dénonciateur (Captain Carey USA, 1950) (passé il y a quelques semaines sur le cable, aussi je crois sur Cine Classic) qui est un film beaucoup moins interessant. Le film se déroule presque intégralement en Italie, d'abord pendant la seconde guerre mondiale puis après la fin de celle ci lorsque qu'un ancien militaire retourne dans le village dans lequel il a été blessé, son compagnon d'armes tué ainsi, pense-t-il, que la jeune italienne qui était sa "fiancée". Il enquête pour comprendre qui les a dénoncé aux allemands à l'époque. Le sujet n'est ininteressant mais le traitement est assez convenu.
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by Ann Harding »

The Eagle and the Hawk (L'aigle et le vautour, 1933) de M. Leisen & S. Walker avec Fredric March, Cary Grant et Carole Lombard

Jerry Young (F. March) est un as de l'aviation de combat durant la première guerre mondiale. Mais, il supporte de moins en moins le carnage qu'il observe tous les jours et la mort des 'observateurs' dans son cockpit...

C'est un film de Leisen que j'avais manqué lors de la rétro Leisen. Il est affiché comme étant une co-réalisation, mais, en fait, il porte bien la patte de Leisen. Le message pacifiste du film est parfaitement articulé par un Fredric March excellent en pilote archi-décoré qui ne supporte plus de voir les autres mourrir. Son observateur avec lequel il se chamaille journellement est Cary Grant, à l'époque il n'était pas encore le charmeur qu'il deviendra plus tard. Il est plus ambigu ici: il n'hésite pas à tirer sur un homme en parachute.
Spoiler (cliquez pour afficher)
Ce qui m'a frappé dans ce film, c'est que le 'héros' se suicide, un geste inhabituel dans un film de cette époque
. Certes, Cary Grant maquille le suicide pour lui épargner cette indignité; mais, néanmoins, il y avait une certaine force dans cette scène. Excellente photo de Harry Fishbeck. Carole Lombard n'a qu'une courte scène avec March mais fait de son mieux. Intéressant.
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Ann Harding
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Re: Mitchell Leisen

Post by Ann Harding »

Kitty (La Duchesse des Bas-Fonds, 1944) avec Paulette Goddard, Reginald Owen, Constance Collier et Ray Milland

Francesco a déjà chroniqué ce film lors de son passage à la Cinémathèque. Personnellement, je l'ai trouvé amusant, mais, il y a de nombreux passages à vide. Leisen n'a plus le même rythme que dans ses films des années 30. Cette version de Pygmalion se laisse regarder sans ennui. La scène que j'ai préférée est celle où Reginald Owen traverse les nombreuses pièces et escaliers pour aller voir son fils nouveau-né. Un long travelling le suit à travers escaliers et corridors. Lorsqu'il repart ne sens inverse, la caméra le suit également de plus loin et son pas devient hésitant. Il s'effondre finalement dans l'escalier, mort. Goddard est pétulante, Milland un peu agaçant. Le film ressemble à ses parfaites reconstructions de l'Angleterre made in Hollywood: belle à regarder mais sans vie.
francesco wrote:son accent cockney, que je crois assez bon mais sans doute "théâtral" (faudrait demander à Ann Harding) avait été coaché par Constance Collier
Pour répondre à ta question: son accent cockney est potable sans plus ; mais quand elle devient une 'lady', elle redevient américaine et pas du tout 'British'...
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by pierrick »

Une question : The Eagle and the Hawk est passé sur le cable ? ou bien est-ce un DVD ? Car je ne connais pas du tout ce film

Kitty est quand même un bon film, soigné mais effectivement sans la subtilité des films des années 30 ou même de Hold back the dawn que j'aime beaucoup (et pas seulement parce qu'un des personnages secondaires de la pension où végète Charles Boyer dit qu'il vient de Nantes, ce qui est assez improbable dans ce film).
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by Ann Harding »

pierrick wrote:Une question : The Eagle and the Hawk est passé sur le cable ? ou bien est-ce un DVD ? Car je ne connais pas du tout ce film.
The Eagle and the Hawk a été diffusé sur TCM US, il y a qq mois. :wink:
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Re: Mitchell Leisen (1898-1972)

Post by Jeremy Fox »

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Une Fille qui promet (The Girl Most Likely, 1957) RKO

Music Man wrote: C’est un film très agréable, une petite comédie tout à fait charmante, remake de Tom Dick and Harry de Garson Kanin : Jane Powell, jeune fille ambitieuse cherche à dénicher un riche mari. Après avoir longuement hésité entre ses 3 soupirants : un agent immobilier, un mécanicien et un millionnaire, elle finit par faire son choix in extremis. Il y a quelques passages plutôt drôles comme celui où Jane Powell et Keith Andes reviennent ivres d’une nuit de bringue. Les réparties de Judy Nugent dans le rôle de la petite sœur sont très amusantes. Si les chansons sont quelconques, mais joliment chantées par la voix cristalline de Jane Powell, en revanche la chorégraphie de Gower Champion est créative et imaginative : notamment le numéro dansé sur la plage où tous les clients du café barbotent et dansent dans la mer : c’est rythmé, très enlevé et vraiment innovant : le meilleur moment du film, avec un autre numéro super sympa et très coloré dans la très touristique Olvera Street de Los Angels.La mignonne Jane Powell est parfaitement à l’aise dans le rôle principal.
Cathy wrote:
Mitchell Leisen signe ici une comédie musicale fort agréable menée à un train d'enfer par Jane Powell en jeune ingénue. Ici pas de grandes roucoulades sirupeuses, mais des numéros dynamiques réglés par Gower Champion. Le tout est fort sympathique avec des numéros bien intégrés dans l'histoire, soit sous forme de rêve "We Gotta Keep Up With the Joneses" et ses échelles géantes ou "Crazy Horse" avec ses enfants indiens, soit intégrés dans l'histoire comme 'Balboa", avec son ballet sur la plage ou "All the Colors of the Rainbow" dans un Mexique de pacotille. On retrouve également le sens du "timing" comique dans la scène où Doddie doit sortir pour la première fois avec Pete qu'elle croit millionnaire. Le casting est impeccable avec Tommy Noonan qui une fois encore joue les amoureux éconduits, Keith Andes en bellatre millionnaire et Cliff Robertson en jeune premier. Kaye Ballard est pleine d'enthousiasme dans le rôle de meilleure amie de l'héroine.
Une petite comédie méconnue mais qui faut le détour pour ceux qui aiment ces numéros plein de peps et de fougue.
bruce randylan wrote:
La dernière réalisation de Mitchell pour le cinéma est une comédie musicale assez fraîche aux quelques séquences musicales originales et utiliant bien les décors en studios avec ses fonds entièrement noir, rouges ou jaunes. La bonne humeur est de mise et on a vraiment l'impression que le casting se soit bien amusé lors du tournages comme la chanson sur le bar au bord de la plage ou la délirante séquence au Mexique avec ses couleurs excentriques. En plus les chorégraphies sont assez vives et entrainante. Comme ces moments musicaux sorte de l'imagination de l'héroïne, le coté pastiche fonctionne encore mieux et on sort de la salle avec le sourire.En parlant de l'histoire, elle aussi joue bien les clichés des histoires d'amour et les 3 prétendants qui demandent tous en mariage Jane Powell ( un peu vieille pour le rôle mais elle s'impose bien sur la longueur ) sont justes stéréotypés ce qu'il faut. Les situations de 3 soupirants sont assez drôle surtout sur la fin quand ils se croisent tous et pressent Powell de choisir l'heureux élu.C'est pas un chef d'œuvre, mais sa cote sympathie est vraiment bien élevée avec des personnages et des acteurs très attachants qui font baigner le film dans une certaine insouciance qui peut s'expliquer par le fait qu'il s'agissait du dernier film produit par la RKO avant son dépôt de bilan.
Bon et bien je vois que je n'ai rien à ajouter car je suis complètement d'accord avec vous trois. :wink: Comédie musicale pétillante et gaie, enlevée et drôle aux chorégraphies imaginatives et dynamiques. Mes deux séquences préférées, le ballet sur la plage et le numéro mexicain. Revigorant.