Gilles Grangier (1911-1996)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Cinéfil31
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Re:

Post by Cinéfil31 »

Commissaire Juve wrote:
Jeremy Fox wrote:Trop fidèle au texte, je ne pense pas...
Oh que oui... Certaines répliques collent de très (trop) près au texte, or, Zola n'est pas un très bon dialoguiste (de mon point de vue). D'ailleurs, à ma connaissance, il n'a pas écrit de pièce de théâtre.

Ses romans se lisent avec plaisir, mais côté dialogues, ça manque souvent de fluidité. :)

En tout cas, le film est affreux ! Un des rares qui m'a donné envie de me barrer en cours de séance. Quand je pense à tout le ramdam qu'on a fait lorsqu'il est sorti. Peuh ! :(
Pardon de dévier du sujet du fil, mais à propos de Zola, je voulais signaler que celui-ci a écrit un certain nombre de pièces de théâtre et nourrissait de grandes ambitions de dramaturge. Il est vrai qu'il n'a jamais vraiment rencontré de succès avec celles-ci, ce qui est en partie compréhensible : ces oeuvres sont sans doute moins réussies et moins vigoureuses que ses grands romans, mais certaines vaudraient peut-être la peine d'être republiées, voire, pourquoi pas, rejouées. A signaler que Zola fut aussi sur le tard librettiste, ce qui est encore moins connu. Par ailleurs, je rejoins tout à fait le Commissaire sur le film de C. Berri : tout ce battage à l'époque pour finalement si peu de choses... Quelle déception ! Dommage, car Zola a inspiré beaucoup d'autres films très réussis, et même quelques chefs-d'oeuvre ; ses romans se prêtent du reste très bien à l'adaptation cinématographique et télévisuelle.
Enfin, pour revenir au sujet principal, merci à Jeremy Fox d'avoir ouvert une discussion sur Gilles Grangier, qui vaut mieux que sa réputation.
Alligator
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Alligator »

Le sang à la tête (Gilles Grangier, 1956) :

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Trombi
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Très étonnant scénario qui met Gabin dans une position peu coûtumière. Il passe son film à subir les évènements, les quolibets, haï par une majeure partie des gens qu'il croise, sans trop broncher. Il est surtout cocu. Dans un cadre charentais propre à développer les enjeux provinciaux de la notabilité outragée, l'histoire signée Simenon s'attache à faire les portraits des individus, de leurs gesticulations égoïstes, de leur petitesse, leur lâcheté. Cardinaud, un prolétaire joué par Gabin, un ouvrier du port de La Rochelle, à force de travail et d'abnégation est parvenu à posséder quasiment tout le port, a accédé à la haute bourgeoisie rochellaise. Et tous, du plus bas au plus haut de l'échelle sociale lui reprochent son parcours, l'exècrent pour avoir osé changer de classe, ébranlé l'ordre établi.

Ce film a fait un four à sa sortie, la public n'acceptant certainement pas de voir un Gabin cocu et humilié. Aujourd'hui c'est peut-ête plus la réalisation de Grangier qui me laisse tiède. Certes, l'histoire de Cardinaud est essentielle, le fil rouge, mais j'aurais aimé une plus large attention sur les personnages secondaires, sur sa femme par exemple qu'on ne découvre trop tardivement. On passe une bonne partie du film à croire qu'on a affaire à un film polcier sur la recherche de l'épouse disparue. La floppée de personnages qui gravitent autour du principal finit par sans doute noyer l'intrigue et l'intérêt sociologique du film. L'avantage est qu'on retrouve beaucoup de comédiens de l'époque, des boules qui reviennent, des voix qui'on retient. Agréable.
jean56
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Train d'enfer (Gilles Grangier - 1965)

Post by jean56 »

a la fin du film train d'enfer de gilles grangier il y a une scene dans un tunnel, quelqu'un sait-il ou se trouve le tunnel, dans le film ce tunnel se trouverait pres de marseille, entre temps la voie a peu etre ete electrifiee, le lieu de tournage est peut etre different de celui indique dans le film. Sur imdb le lieu de tournage du film n'est pas indique, il semblerait que le film ait ete en partie tourne aux baleares, mais probablement pas la scene du tunnel.
Nestor Almendros
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Nestor Almendros »

J'en profite pour replacer mes avis d'antan, parfois brefs... :fiou:

LECON DE CONDUITE (juillet 2005)
Petite comédie populaire d'après-guerre produite par André Hunnebelle. Sur un ton bon enfant, un scénario pas crédible une seconde mais qui m'a permis de retrouver la charmante Odette Joyeux, découverte la semaine dernière dans DOUCE et qui confirme tout le bien que j'ai pensé d'elle.
Rythmé, ce petit divertissement pour djeunz (de l'époque!) se laisse voir presque sans déplaisir. Heureusement qu'il ne dure qu'1h15, et que vu aujourd'hui, il a beaucoup de charme (ah la photo de Philippe Agostini!).
Avec aussi l'excellent Jean Tissier...


LES VIEUX DE LA VIEILLE (avril 2006)
Sympathique comédie au scénario tournant un peu court au bout d'un moment, mais qui doit énormément (sinon tout) aux savoureux dialogues d'Audiard (très en forme encore une fois) et aux interprétations hautes en couleurs de Fresnay, Noël-Noël et Gabin. Ils en font des tonnes, ne sont pas toujours très compréhensibles (avec leurs accents ruraux), mais ils emportent l'adhésion.
Beau master 16/9 René Chateau/Tf1 Vidéo, propre et bien contrasté, belle définition. Option stéréo Arkamys (pas essayé, préférant le mono d'origine).


GAS-OIL (juillet 2006)
On continue dans le naphta populaire français avec ce petit film bien sympathique proposant une peinture chaleureuse du milieu des routiers. En comparaison, j'ai été beaucoup moins emballé par l'intrigue policière, plus préfabriquée me semble-t-il, et ainsi beaucoup moins convaincante sur le film entier, même si elle se suit aussi sans déplaisir...


ARCHIMEDE LE CLOCHARD (août 2006)
Une sympathique comédie qui bénéficie d'un scénario amusant (dommage toutefois pour le dernier tiers un peu léger) et de la prestation haute en couleurs de Gabin, très à l'aise dans l'exagération. Mais ce qui a totalement emporté mon adhésion ce sont les dialogues d'Audiard. Autant je connais bien Gabin et sa carrière, que je parcours consciencieusement depuis quelques années, autant je découvre de plus en plus Audiard depuis peu de temps, j'apprends à l'écouter. Et, au moins pendant les 2 premiers tiers, c'est un film qui s'écoute. Les dialogues sont aux petits oignons et d'une drôlerie percutante. J'en redemande! Une bonne surprise, très agréable.

Dvd René Chateau/TF1 très perfectible (ah la compression visible sur les murs et les vestes :roll: ). Le master a des contours bien trop poussés, ça ne m'étonnerait pas que ce soit un master 4/3 customisé en 16/9 pour la forme :fiou:. Contrastes corrects, copie chimique un peu usée en de rares moments.


SOUS LE SIGNE DU TAUREAU (septembre 2006)
Entre le drame et le thriller financier, le film manque de climax, reste constamment dans un ton nonchalent, avec peu de tension. Mais j'ai quand même été un peu pris par cette intrigue honnête et ce ton particulier. Je continue, ainsi, à découvrir Gabin dans des films moins connus mais pas dénués d'intérêt. J'ai bien apprecié, entre autres, la prestation de la restauratrice, actrice que je ne connaissais pas. Les dialogues d'Audiard ne sont pas aussi percutants que d'habitude, mais il réserve néanmoins quelques bons moments. Intéressant, mais la "platitude" un peu datée peu démotiver certains.


LE DESORDRE ET LA NUIT (décembre 2008)
Découvert un nouveau Gabin, pourtant diffusé régulièrement. Je dois dire que ça ne m'a pas déplu mais que c'est un film un peu particulier. J'ai été un peu déstabilisé car le début laisse croire qu'il y aura une sorte d'enquête classique, un polar de plus avec Gabin, puis très vite l'histoire bifurque vers autre chose ("romance", etc.). Est-ce le manque de rythme ou bien moi qui n'étais pas très réceptif, j'ai en tout cas senti un peu de flottement en milieu de parcours. Reprenant le visionnage le lendemain, l'oeil neuf, le film m'est apparu (enfin!) plutôt intéressant à suivre. Ouf!

Mais, à y réfléchir, l'histoire n'est pas l'élément fort de ce film, il me semble. Elle y participe, évidemment, mais sa trame globale est moins audacieuse que les nombreux détails qui parsèment le film. En fait, Grangier (qui est pourtant connu pour faire du cinéma plutôt pépère) dépeint ici un milieu nocturne assez sordide, une vision très sombre qui lorgne ouvertement vers les films noirs américains. On y croise des personnages plus ou moins au fond du trou, souvent désabusés, livrés à eux-mêmes. Evidemment je parle de cette jeune allemande qui va tomber sous la coupe de Gabin. Lequel évolue ici dans son habit de policier mais loin du monolythe imperturbable. Il y a bien cet univers viril où les hommes se toisent, mais ici Gabin ajoute à son registre des touches de tendresse et d'humanité dans un personnage avec lequel on ne pensait plus être surpris. Voir Gabin monter dans un hôtel de passe avec une jeune toxicomane, il fallait oser! J'ai été surpris, également, de la tension sexuelle omniprésente dans la première moitié du film (au moins). Il devait être interdit aux moins de 18 ans, je suppose, car les thématiques sont plus ou moins explicites, davantage explorées que dans un Maigret tout public, il me semble.
Autre élément indissociable du film: les savoureux dialogues de Michel Audiard. Comme souvent, le plaisir vient des oreilles et c'est un vrai délice que d'écouter de telles répliques. Je ne m'en lasse pas, et c'est probablement la réussite la plus constante du film.
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Alligator
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Alligator »

Gas-Oil (Gilles Grangier, 1955) :

http://alligatographe.blogspot.com/2010/08/gas-oil.html

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Quel étrange sentiment! La première fois que je l'ai vu, j'avais été ravi d'entrer dans cette ambiance de vieille France préhistorique, où les routiers sont "sympas mais faut pas pousser quand même", avec le cambouis, le sandwich andouillette, la solidarité de la route, les "salut René", les "salut Fernand", les "C'est quèqun tout de même!", les 8 heures de conduite pour aller de Clermont à Paris, etc.

Et puis là aujourd'hui, je croyais me faire un petit plaisir vicelard et j'en sors un peu frustré. D'abord, ce dvd René Chateau est tout simplement une merde, digne d'une bonne VHS d'antan mais le grain, les contrastes salement poussés pour camoufler, beurk! Pas une fois on se serait cru au cinéma. Alors forcément, ça met d'humeur chafouine, ça coince au niveau des perspectives de jouissance visuelle.

Tout de même, j'ai comme le sentiment également que Grangier et Audiard en gardent sous la pédale parfois. Il faut attendre les engueulades et l'arrivée des marlous pour pimenter la jactance. Avant cela, l'immersion dans le milieu des camionneurs provinciaux se déroule sur le mode pépère, rythme tranquille, mise en image sobre, musique flonflonesque et un Gabin très lent mais sûr de lui. On le suit dans son petit quotidien, banal, camion-boulot-dodo, ses amis, son amourette prometteuse avec la jeune Jeanne Moreau. A vrai dire, on est à deux doigts de s'ennuyer un peu. La balade est historiquement didactique mais sans grand relief.

Les acteurs sont comme nonchalants. Marcel Bozzuffi, Jeanne Moreau, Camille Guérini passent le film presque transparents. Il n'y a guère que Guérini qui met un peu de sourire et de vie chez les routiers. Roger Hanin et Ginette Leclerc épicent un peu la distribution du côté des gangsters. Mais au final, là où je m'attendais à prendre plaisir à retrouver de la trogne, je peine à jouir. Et Gabin, souvent passif, semble s'endormir. La bourgeoisie lui colle mal à la peau, même la toute petite. A rebrousse poil.

Si bien que cette revoyure parait un peu fade. Heureusement la dernière partie du film, la confrontation des milieux, donne un sacré coup de pompe au derrière de tout ce petit monde et l'on revit. Bon mais court.
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Commissaire Juve
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Commissaire Juve »

Alligator wrote:... ce dvd René Chateau est tout simplement une merde, digne d'une bonne VHS d'antan mais le grain, les contrastes salement poussés pour camoufler, beurk! ...
Hein ? Je rêve ! Je ne sais pas sur quel diffuseur tu l'as visionné, mais nous n'avons visiblement pas eu le même disque entre les mains. :?

Quant à me répondre : "T'as de la mer*** dans les yeux !" Heu...

EDIT : en jetant un coup d'oeil à tes captures, je n'ajouterais qu'une chose à mon test d'il y a 5 ans... Expérience du blu-ray aidant, je dirais que le master a probablement subi un lifting au DNR (mais il y a bien pire : Echec au porteur, de Gilles Grangier également, en classique Pathé). Mais écrire "c'est de la mer***", la vache ! Le jour où tu tomberas "vraiment" sur de la mer***, tu écriras quoi ?

Incidemment : il y a quelques années, j'ai eu des soucis avec un service juridique que je ne nommerai pas... Tu n'as pas froid aux yeux d'afficher toutes ces captures en écrivant "c'est de la mer***" ! :?
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by villag »

On ne remerciera jamais assez Grangier de nous avoir donné LE CAVE SE REBIFFE; les dialogues les plus Audiaresques qui soient, et quelle distribution...! De plus , ayant assisté à Hyeres(en 1961) à une partie du tournage, celle sensée se passer en Amerique du sud, je garde, pour ce film, une infinie tendresse...;!
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Alligator »

Le gentleman d'Epsom (Gilles Grangier, 1962) :

http://alligatographe.blogspot.com/2010 ... an-ds.html

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A la fin du film, je suis marqué par la structure du film, plutôt original pour l'époque : il n'y a pas vraiment de début, de développement ni de fin. On suit plutôt le personnage dans une tranche de sa vie. Gilles Grangier nous invite à le suivre pendant quelques temps, suffisamment pour le connaitre dans ses aspects les plus divers, de la plus généreuse tendresse à la plus grande mauvaise foi. C'est Madeleine Robinson qui par les mots délicats de Michel Audiard résume le mieux, le plus tendrement le personnage. Elle le remercie d'être resté tel qu'elle s'en était souvenu : un enfant.

Le cinémascope de Gilles Grangier se marie parfaitement à l'exercice de filmer le monde des courses. Les hommes ne sont pas si larges mais leur horizon peut se limiter à celui des gazons foulés par les canassons. C'est à ce monde à part, comme dans une bulle qu'Audiard et Grangier nous convient pendant une heure et demi.

D'abord, le passeur de plat s'appelle Jean Lefebvre. Pour une fois son personnage n'est pas juste qu'un imbécile au regard bovin, il est l'acolyte plein de déférence pour le commandant Gabin, maitre arnaqueur des turfistes du dimanche. D'ailleurs ne retrouve-t-on pas dans le dernier plan ces deux aimables escrocs saluant les mêmes duchesses qu'au début du film? La boucle est bouclée ou la tranche de vie est tranchée. L'épisode de leur existence n'a ni début ni fin, il est juste un temps pris sur la vie de ces messieurs. Nous en sommes les témoins.

Au spectacle ce soir, le talent des comédiens, magnifié par la truculence mais surtout l'élégance des dialogues d'un Michel Audiard au sommet de son art jouant à la fois dans la cour des grands, des aristos, des seigneurs et également sachant s'abaisser vers les communs, chez les sans grades. Jargon des courses ou politesse des hautes marches se mêlent pour former une musique si douce à entendre de la voix vibrante, roucoulée, furibarde ou hautaine de Jean Gabin, maitre de son personnage, à la fois racé et espiègle margoulin.

Le défilé de seconds rôles se savoure. Au premier rang des pigeons, Louis de Funès est impeccable, déjà infect avec les petites gens et obséquieux avec l'élite. Formidable dans le rythme et les nuances, en quelques minutes à peine de participation, il étale sa grande classe.

Le dvd René Château présente une belle copie, le grain est bien présent, précis. Dans le resto russe, quelques parois tremblotent mais les personnages demeurent nets.

Réel plaisir des yeux et des oreilles, ce cinéma de papa focalise son attention, le pouvoir d'attraction de ses personnages, du pittoresque de l'histoire et le talent d'incarnation des comédiens. J'aime.
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Jeremy Fox
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Jeremy Fox »

Le rouge est mis - 1957

Très bonne surprise que ce polar à la française assez traditionnel mais tout à fait efficace grâce évidemment à un casting de premier ordre (Ventura-Gabin-Frankeur-Girardot- Bozzuffi...) mais aussi à un scénario sans temps morts nous proposant beaucoup de scènes d'action bien enlevées, une belle photographie, une très bonne musique d'ambiance de Denis Kieffer et un Michel Audiard qui reste assez sobre dans ses dialogues. Un divertissement de qualité.
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Rick Blaine »

:D
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Jeremy Fox »

8) Oui finalement en grande partie du cinéma populaire comme je l'aime même si certains de ses films ne passent toujours pas (le pourtant réputé Le Désordre et la nuit ou La Vierge du Rhin par exemple)
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Geoffrey Carter »

Jeremy Fox wrote:Le rouge est mis - 1957

Très bonne surprise que ce polar à la française assez traditionnel mais tout à fait efficace grâce évidemment à un casting de premier ordre (Ventura-Gabin-Frankeur-Girardot- Bozzuffi...) mais aussi à un scénario sans temps morts nous proposant beaucoup de scènes d'action bien enlevées, une belle photographie, une très bonne musique d'ambiance de Denis Kieffer et un Michel Audiard qui reste assez sobre dans ses dialogues. Un divertissement de qualité.
N'étant pas (plus) un grand amateur d'Audiard et du polar "à la française", j'ai gardé un mauvais souvenir de ce film vu il y a une bonne dizaine d'années qui me semblait réunir les clichés et stéréotypes du genre. Ton avis me donne assez envie de le redécouvrir du coup.
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Jeremy Fox »

Geoffrey Carter wrote:
Jeremy Fox wrote:Le rouge est mis - 1957

Très bonne surprise que ce polar à la française assez traditionnel mais tout à fait efficace grâce évidemment à un casting de premier ordre (Ventura-Gabin-Frankeur-Girardot- Bozzuffi...) mais aussi à un scénario sans temps morts nous proposant beaucoup de scènes d'action bien enlevées, une belle photographie, une très bonne musique d'ambiance de Denis Kieffer et un Michel Audiard qui reste assez sobre dans ses dialogues. Un divertissement de qualité.
N'étant pas (plus) un grand amateur d'Audiard et du polar "à la française", j'ai gardé un mauvais souvenir de ce film vu il y a une bonne dizaine d'années qui me semblait réunir les clichés et stéréotypes du genre. Ton avis me donne assez envie de le redécouvrir du coup.

Ah mais attention, les clichés et les stéréotypes y sont bel et bien et le film n'est jamais surprenant. Reste que c'est très efficace et très plaisant. Peu fan d'Audiard non plus, il reste ici assez sobre et réaliste (c'est surtout à partir des années 60 et ses enfilades de mots d'auteur que je ne l'apprécie guère). Et puis le film utilise de très nombreux endroits en ville et à la campagne et possède grâce à ça un petit côté 'dépaysant' auquel je suis assez sensible.
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Re: Gilles Grangier (1911-1996)

Post by Frances »

Jeremy Fox wrote:8) Oui finalement en grande partie du cinéma populaire comme je l'aime même si certains de ses films ne passent toujours pas (le pourtant réputé Le Désordre et la nuit ou La Vierge du Rhin par exemple)
Du cinéma populaire oui mais de bonne facture réalisé par de très bons artisans ce qui donne au final un film fort agréable, voire parfois délectable à regarder. J'en garde pour ma part un très on souvenir.
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Re: Train d'enfer (Gilles Grangier - 1965)

Post by jean56 »

jean56 wrote:a la fin du film train d'enfer de gilles grangier il y a une scene dans un tunnel, quelqu'un sait-il ou se trouve le tunnel, dans le film ce tunnel se trouverait pres de marseille, entre temps la voie a peu etre ete electrifiee, le lieu de tournage est peut etre different de celui indique dans le film. Sur imdb le lieu de tournage du film n'est pas indique, il semblerait que le film ait ete en partie tourne aux baleares, mais probablement pas la scene du tunnel.
un internaute espagnol a poste la scene du tunnel sur you tube en indiquant le lieu de tournage, il s'agit du tunnel de benahadux situe au nord d'almeria en andalousie cote mediterannee, a almeria on a tourne des films dans les annees 60-70 notament des western spaghetti, les centurions de mark robson par exemple, un internaute russe avait meme poste le film en entier, mais il a ete retire, j'ai telecharge la carte de benahadux mais je ne vois pas de voie ferree, ni de tunnel ferroviaire, la scene en ski nautique a peut etre ete aussi tournee en andalousie, souhaitons une reedition en dvd ou blue ray de ce film, a 52 ans jean marais assure question baguarre et cascades, c'est surtout la scene finale dans le tunnel qui retient l'attention avec un canon laser cache dans le tunnel cense pulveriser un train dans lequel se trouve un emir. Ce film d'espionnage peine a rivaliser avec les james bond, mais reste neanmoins une bonne surprise. Merci a l'internaute d'avoir indique le lieu de tournage.