Souhaits Blu-ray

Rubrique consacrée aux Blu-ray de films tournés à partir de 1980.

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Torrente
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Torrente »

odelay wrote: 26 Apr 21, 20:50
Frank N Furter wrote: 21 Apr 21, 19:34 Pour Eustache, Vincent Paul-Boncour (Carlotta) expliquait récemment que le fils Eustache lui avait justement posé un lapin alors qu'ils avaient rendez-vous pour discuter d'une éventuelle édition. Eustache est apparemment coutumier du fait.

Bref, ça ne sortira donc jamais.
Dans le fb live que Stephane du chat qui fume a fait il a clairement dit que le fils d’Eustache était ...(comme dans le requiem de Gainsbourg).
Ah... c'est donc ça... je me disais aussi :lol:
Akrocine wrote: 26 Apr 21, 21:04
moonfleet wrote: 26 Apr 21, 20:32Dingue que ce superbe film ne soit toujours pas en blu, alors que la plupart des autres films d'Eastwood le sont.
Il est dans le catalogue d'Amazon Prime, il sortira bien un jour..
Pas revu depuis 30 ans :shock:
Ça serait l'occasion.
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Mosin-Nagant
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Mosin-Nagant »

Pour plus de lisibilité, parce que sur Facebook c'est effectivement très très relou à lire (même comme ça, c'est pas une sinécure):
Boris Eustache sur Facebook wrote:Certains, à la radio, dans des journaux ou des blogs, regrettent que les films de Jean Eustache ne soient pas édités en DVD. Le coupable est tout désigné : moi, ou plutôt mes exigences financières ou autres. On va jusqu'à dire que je refuserais la diffusion de ses films. Si tel était le cas, comment des gens nés après 1970 auraient-ils pu voir un seul film de Jean Eustache ?

Quand une personne souhaite fabriquer les DVD des films de Jean Eustache, il s'adresse tout d'abord à l'auteur ayant droit, celui qui a hérité les droits d'auteur. Je suis le seul ayant droit qui reste, et en principe je suis d'accord.

L'auteur ayant droit n'a qu'un droit moral sur l'œuvre de son aïeul : interdire ou autoriser sa diffusion, sa modification ; interdire ou autoriser les remakes (même si personne ne m'a demandé mon avis pour le film La discrète). Il a aussi, bien sûr, celui d'empocher le montant des droits d'auteur établi par les contrats que l'auteur a autrefois signés avec les producteurs des films.

À partir de là, pour la suite des négociations, mon interlocuteur ne s'adresse plus à l'ayant droit mais au producteur des films.

C'est encore moi. Je suis en effet producteur de la plupart des films de mon père pour la simple raison que les droits producteurs de ses films m'appartiennent. L'appellation "producteur", associée à un film, s'applique à beaucoup de monde. Je ne ferai pas la liste ici mais en dernier lieu il s'applique à celui qui possède les droits producteurs - même quand il s'agit d'un particulier qui n'a pas de société de production.

Face au producteur des films, le demandeur se présente en tant que producteur de DVD (il s'auto-nomme "éditeur"), et m'explique systématiquement que nous sommes là pour discuter, pour négocier, car tout est négociable. Cette dernière phrase sera répétée une dizaine de fois par rendez-vous. Nous discutons deux ou trois fois de visu, par téléphone ou par mail. Suite à ces discussions, je reçois une proposition de contrat. De temps en temps, une note me demande de le signer au plus vite. Ce que je ne fais plus (ce sont les Films du Losange qui m'ont appris à ne plus le faire). Je commence par en lire quelques lignes. Il est arrivé plusieurs fois que les titres des films inscrits sur ce contrat ne soient pas ceux de Jean Eustache. Ce qui montre que quelles que soient les discussions que nous avons eues précédemment, ce contrat n'est qu'un contrat type, rien de nos discussions n'y apparaissant jamais. Quand je le fais remarquer, on me répond que ces discussions ne relèvent pas de la contractualisation mais de la confiance réciproque. On ajoute toutefois que chaque clause du contrat reste négociable, car tout est négociable.

- "La durée indiquée est de dix ans ?
- Oui, mais ça, on ne peut pas y toucher. C'est une durée type.
- Ah ! Pourquoi pas une durée d'un an renouvelable ?
- Ha non ! Ce n'est pas possible ! Vous pourriez rompre le contrat n'importe quand.
- Ah ! Bien sûr, vous avez 1 000 fois raison. Excusez-moi, je n'avais pas bien saisi cette confiance réciproque."

Je précise à ceux qui ne le sauraient pas qu'une durée de contrat de dix ans ne signifie pas grand-chose, si ce n'est que les droits sont cédés pour "au moins dix ans". Si ce n'est pas indiqué contractuellement, rien n'empêche le producteur du DVD de les céder lui-même à son tour, à qui il voudra, pour la durée qu'il voudra. C'est légal. C'est Jacques le Glou qui me l'a appris. Je lui avais cédé des droits sur certains films. Il ne les avait plus que pour quelques mois quand il les a vendus pour une durée de dix ans sans me demander mon avis, sans me prévenir et sans partage. C'est légal.

Quand je demande la rédaction d'une clause lui interdisant de céder ses droits, on me répond que c'est impossible. En effet, le producteur du DVD doit signer des accords avec plein de monde, ne serait-ce qu'un laboratoire, un distributeur de DVD, qui lui-même sera amené à passer des accords avec des coursiers, des points de vente, etc.

Comme le producteur du film cède à titre exclusif les droits dudit film pour la durée du contrat, je propose qu'une clause limite aussi le producteur du DVD à cette durée, qu'il n'ait pas le droit de céder les films pour une durée allant au-delà de cette date. Ma proposition n'est pas bien accueillie. En effet, une telle clause subodore qu'il serait envisageable que le producteur de DVD ne soit pas parfaitement honnête. Pour preuve : une telle clause n'apparaît jamais dans un contrat type.

En ce qui concerne la durée, il y a une autre "loi" entubatoire légale. Admettons que quelques mois avant l'expiration du contrat (avant la fin de la dixième année), les DVD en question se vendent bien. Eh bien, le producteur du DVD a le droit d'en fabriquer quelques milliers et de les mettre en vente. Et jusqu'à épuisement de ce stock, même si ça doit prendre cinq ans, l'argent gagné ira à ce producteur qui, dans les faits, n'aura pas besoin de rendre des comptes, ni de redistribuer cet argent, puisqu'il ne sera plus sous contrat. C'est beau la légalité.

- "Je vois que ce contrat ne concerne pas que la France, il y a toute une liste d'autres pays. C'est obligatoire ?
- Ce sont les pays avec lesquels nous travaillons. On ne peut pas changer ça !"

Quand je demande ce que signifient les paragraphes du contrat qui me sont totalement incompréhensibles, je n'obtiens jamais de réponse. Parfois, cette demande suffit à ce que je ne reçoive plus aucune nouvelle du projet en cours.

Nous parlons aussi d'argent. Au début des années 2000, le producteur de DVD proposait de me reverser 12 % de ce qu'il percevrait. Petit à petit, au fur et à mesure des années, c'est monté jusqu'à 50 %. Que demande le peuple ! 50 % des recettes, c'est vraiment honnête.

- "Nous ne discutons que de DVD mais je vois que le contrat indique que je vous cède les droits de diffusion en salle, en vidéo, à la télé. Ah, quand même, vous me reversez 20 % de la vente télé ! C'est sympa. D'autant que sans passer par votre intermédiaire, j'ai 100 % de cette somme."

Mon interlocuteur, producteur du DVD, a, lui aussi, une double casquette, mais il évite ce sujet-là. Il est souvent, en même temps que producteur du DVD, distributeur du DVD. Mais, par un tour de passe-passe magique, mon seul interlocuteur restera le producteur du DVD et jamais je ne serai en relation avec ce distributeur de DVD.

Le producteur de DVD signe un contrat avec le distributeur DVD, son autre lui-même. Ce contrat, ni l'auteur ayant droit, ni le producteur du film n'y auront accès. Il établit la répartition des recettes entre le producteur de DVD et le distributeur de DVD, de l'ordre, selon mes sources, de 15/85. 15 % pour le producteur de DVD. Ça peut varier et rien n'empêche qu'il ne se cède à lui-même que 10 %. 15 % de 100 %, ça laisse à la casquette distributeur de DVD 85 % des recettes innégociables (ce mot n'existe pas, et pourtant il me semble clair, voire utile).

Quand on pose les opérations arithmétiques sur un papier, ça donne ceci : un producteur/distributeur de DVD me propose 50/50 sur les bénéfices qu'il empochera, et à l'arrivée quand il encaisse 100, il me laisse plus ou moins 7,5. Je ne sais pas si ce pourcentage est malhonnête. Par contre, je crois malhonnête de prétendre qu'il est égal à 50 %. Mais il n'est écrit nulle part que nul n'est censé ignorer l'arithmétique, ni qu'une poche gauche et une poche droite sont liées quand elles appartiennent à la même veste.

Note. Je parle ici de la répartition suite à la vente de DVD via Internet, qui n'a, contrairement à la vente en librairie, pas besoin d'intermédiaires divers, multiples et parfois fantômes.Pour être précis (des gens me l'ont demandé), le producteur de DVD ne me parle que de la répartition sur "sa part"... mais ne me dit pas ce qu'elle sera.

-" Parce que c'est pas simple.
- Simplifions. Quand il y aura eu 100 euros de vente, quelle sera votre part ?
- C'est compliqué."

Comme vous le savez, en France, le cinéma est "un art et une industrie". S'il s'agissait uniquement d'une industrie, il faudrait mettre les chiffres à plat et préciser que les ventes en librairie se répartissent de telle façon, les ventes Internet de telle autre, etc. Mais... le cinéma est aussi un art et, dans le cinéma, on ne traite pas l'art de cette façon. (N'oublions pas que quand un peintre vend un tableau via une galerie, il empoche 50% du prix brut de la vente, et la galerie, avec ses frais, ses intermédiaires et ses fantômes se débrouille avec les 50% restant.)

Entre parenthèses, pour ceux qui croient que des lois telles que HADOPI sont faites pour "sauver" les auteurs, je précise que dans un tel cas de figure la part revenant à Jean Eustache (auteur des films) serait (dans le meilleur des cas) d'environ 75 centimes à chaque fois que le distributeur/producteur du DVD empocherait de son côté 100 euros.

Il y a aussi le financement du projet. Ça coûte cher de fabriquer des DVD. Particulièrement l'étape de la numérisation des films. Aussi, avant de commencer à percevoir mes "50 %", ma part devra d'abord servir à rembourser ce coût de fabrication. Rien de plus normal.

Deux variantes me sont proposées : soit ma part seule devra tout rembourser, soit la part du
producteur du DVD sera aussi mise à contribution. En clair, je rembourserai soit 100 %, soit 50 % des frais de fabrication.

- "Qu'en est-il des aides ? des subventions ?
- Mais, cher Boris, s'il y en a, bien sûr qu'on les soustraira de la somme à rembourser !
- Ça sera indiqué dans le contrat ?
- Ce n'est pas possible, puisqu'on ne sait pas quelles seront ces subventions. Mais faites-nous confiance !
- Il n'y a pas de problème, je vous fais confiance."

(Finir bon nombre de phrases par le mot confiance, c'est Dominique Païni qui me l'a appris. Mais je suis resté assez mauvais élève et je sens que dans ma bouche ça sonne faux. Pourtant, vous n'imaginez pas à quel point je suis sincère dans ces moments-là.)

En France, il y a des commissions qui aident au financement des DVD. On m'a dit que pour les films de Jean Eustache les aides seraient environ de 50 % du montant global de l'investissement, et qu'au mieux elles pourraient atteindre 80 %. Reprenons notre calculette. Au minimum, 50 % d'aide + 50% de remboursement sur ma part = 100%. C'est-à-dire que les "50 %" que le producteur du DVD devrait se rembourser pour la fabrication des DVD n'existent pas. Il empocherait des bénéfices dès le premier centime encaissé. Quant au maximum, ça donne 80 % d'aide + 100% de remboursement sur ma part : le producteur du DVD empoche 180 % du coût de fabrication. C'est beau les affaires.

Note. Pour les petits malins qui se seraient aperçus que ce dernier paragraphe ne tient aucun compte des discussions de confiance précédemment échangées, je précise qu'un juge de tribunal ne tient compte que de ce qui a été signé entre les deux parties. Quand un point n'a pas été précisé dans un contrat, il reste à l'avantage de l'arnaqueur. (C'est la justice qui me l'a appris.)

Est-ce la peine de préciser que si un jour je veux avoir accès aux comptes, je devrai prendre (et payer) un avocat pour les obtenir. Si j'y parviens, ces comptes resteront invérifiables sauf à payer… qui ? Qui a le droit d'aller dans une société vérifier les comptes ? Car, je dois aussi préciser que si les films de Claude Zidi ont fait plus de 80 millions d'entrées en salle, ceux de Jean Eustache en ont fait à peine plus de 400 000. Les sommes en jeu ne sont pas les mêmes. Avec les pourcentages qui me sont proposés, celles devant me revenir couvriraient-elles les honoraires d'un avocat ?

À ce stade, la majorité des producteurs de DVD a compris que je n’ai pas le profil habituel des producteurs de films. Que, ne possédant pas un grand catalogue de films, si je me fais entuber sur ceux de Jean Eustache, je ne peux pas espérer récupérer la perte ailleurs. De plus, que ne produisant pas de films, je n'ai moi-même personne à entuber. Et surtout que, contrairement à ceux qui envisagent de faire ou refaire des films, je ne souhaite pas faire carrière dans le milieu du cinéma, et n'ai aucune raison d'espérer qu'en retour, un jour, peut-être, on me renvoie l'ascenseur.

De plus, j'ai pris la peine de leur conter une des nombreuses anecdotes affriolantes qui a ponctué ma vie d'héritier, dont la première (et encore aujourd'hui la plus belle) date de trois jours après le suicide de mon père. Ce jour-là une dame nous a convoqués, mon frère et moi, pour nous annoncer tout sourire que puisque notre père était mort les droits producteurs de ses films lui appartenaient, qu'elle pouvait légalement nous entuber jusqu'à l'os autant de temps que dieu lui prêterait vie. Car, avec un chèque de mon père et comme convenu avec lui, la société de cette dame avait servi d'intermédiaire pour le rachat des droits de ses films. Droits que Jean Eustache ne pouvait pas récupérer sans l'intermédiaire d'une société. Mon frère avait protesté, disant que ce chèque faisait foi.

- "Prouvez-le !"

Il nous a fallu attendre huit ans, que son collaborateur la quitte et qu'ainsi s'effondre sa société, pour récupérer les droits producteurs des films, droits qui auraient appartenu à Jean Eustache dès 1981 s'il n'avait pas eu l'idée de mettre fin à ses jours.

Après l'évocation de ces bons souvenirs, il est arrivé une seule fois qu'un producteur de DVD n'ait toujours pas bien saisi la situation. J'ai demandé :

- "Concernant les copies numériques, à qui appartiennent-elles en définitive ?
- Elles appartiennent au producteur du DVD. Vous comprenez n'est-ce pas ?
- Je le comprends d'autant plus que c'est systématiquement le cas. Mais au final, c'est moi qui les aurais payées.
- C'est comme ça. Ça marche comme ça. Vous comprenez ?
- Il n'y a pas de problème, je vous comprends et vous fais confiance. Mais dites-moi encore un détail, la vaseline, c'est moi qui dois la fournir ?"
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odelay
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by odelay »

C’est épuisant à lire.

En tout cas avec cette attitude, le mec ne pourra jamais faire confiance. Une phrase me fait bien rigoler au début :

« On va jusqu'à dire que je refuserais la diffusion de ses films. Si tel était le cas, comment des gens nés après 1970 auraient-ils pu voir un seul film de Jean Eustache ? »

Ben c’est un peu ce qu’il nous démontre pendant tout ce loooooong post. De plus je me souviens gamin dans les années 70-80 avoir vu que par exemple la maman et la putain étaient diffusés. Donc ok certains les ont vus. Mais depuis 35 ans? Il ne se fout pas un petit peu du monde en disant ça ?
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Roy Neary »

A la lecture de ce texte, un peu lourd certes, on peut quand même estimer que la vérité n'est pas aussi tranchée qu'on le croit ou qu'on le dit. Les propos concernant le fils d'Eustache ont toujours été à charge (voire insultants) alors qu'il faudrait sans doute se montrer moins manichéen si les chiffres évoqués dans sa déclaration sont plus ou moins justes.
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Jack Carter »

La Maman et la putain est passé dans la deuxieme moitié des années 90 chez Boukhrief à Canal et lors du deces de Bernadette Lafont, sur Arte, deux fois en 25 ans quand meme :uhuh:

Mais pourquoi diable Une sale histoire est sorti en dvd chez Potemkine il y a quelques années, si on suit la logique du fiston ?
Il n'a pas les droits sur celui-là ?

Apres, il y a pire, j'attends toujours une sortie physique de Mise à sac de Cavalier, voire meme une diffusion tv (je me demande de quand date la derniere)
J'ai eu la chance il y a quelques années de voir une copie neuve de la CF lors du festival Lumiere.
Coprod franco-italienne si j'ai bien compris, quelqu'un sait qui bloque ? (Jerome ?)

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Re: Souhaits Blu-ray

Post by nosferatu90 »

odelay wrote: 27 Apr 21, 08:29 C’est épuisant à lire.

En tout cas avec cette attitude, le mec ne pourra jamais faire confiance. Une phrase me fait bien rigoler au début :

« On va jusqu'à dire que je refuserais la diffusion de ses films. Si tel était le cas, comment des gens nés après 1970 auraient-ils pu voir un seul film de Jean Eustache ? »

Ben c’est un peu ce qu’il nous démontre pendant tout ce loooooong post. De plus je me souviens gamin dans les années 70-80 avoir vu que par exemple la maman et la putain étaient diffusés. Donc ok certains les ont vus. Mais depuis 35 ans? Il ne se fout pas un petit peu du monde en disant ça ?
J'ai vu La maman et la putain en salle au milieu des années 2000 et les deux versions de La rosière de Pessac il y a moins de 10 ans toujours en salle !
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by odelay »

Oui mais c’est en salle de manière exceptionnelle et ça a l’air d’être du cas par cas. Le mec a l’impression sur tous les éditeurs sont là pour l’entuber. Peut-être a t’il une trop haute idée de ce qu’il lui est dû.
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Spongebob »

Plus procédurier tu meurs ! Je comprends qu'il n'ait pas envie de "se faire entuber" mais à un moment donné il faut faire un minimum confiance à ses partenaires en affaire. Le résultat au final c'est que le grand public n'a pas accès aux oeuvres de son père et que son nom risque donc de ne plus signifier grand chose pour les générations à venir. C'est complètement absurde.
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Jack Carter »

Spongebob wrote: 27 Apr 21, 10:31 Plus procédurier tu meurs ! Je comprends qu'il n'ait pas envie de "se faire entuber" mais à un moment donné il faut faire un minimum confiance à ses partenaires en affaire. Le résultat au final c'est que le grand public n'a pas accès aux oeuvres de son père et que son nom risque donc de ne plus signifier grand chose pour les générations à venir. C'est complètement absurde.
oui, enfin, tu m'excuseras, pas sur que le "grand public" soit sensible à son oeuvre qui reste marginale et connue surtout des cinephiles.
Le "grand public", devant La Maman et la putain, il y a de fortes chances qu'il tienne à peine 20 minutes...
Apres, bien entendu, j'ai, comme beaucoup d'autres, très envie que ça sorte en edition physique, et que ça ressorte en salles restauré.
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by bewegen »

On a surtout l'impression qu'il parle de sommes énormes, alors qu'on est vraiment sur un marché de niche et que des éditions physiques se vendraient sans doute à quelques centaines d'exemplaires...
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Akrocine »

La dernière fois c'était en 2017 Rétrospective à la Cinematheque https://www.cinematheque.fr/cycle/jean- ... e-379.html

J'ai eu de la chance d'avoir pu tout voir. Il y avait un monde incroyable, les séances complètes en un rien de temps!

Eustache et en particulier La Maman et la Putain bénéficie d'un aura auprès des cinéphiles de par sont status de film rare (surtout en salle), il ne faut pas oublier (bien qu'a part) qu'il fait partie de la nouvelle vague. Au Japon c'est un film culte. Et les forums US en parlent souvent.

Vendre quelques centaines d'exemplaires j'y crois pas, bien au contraire...
"Mad Max II c'est presque du Bela Tarr à l'aune des blockbusters actuels" Atclosetherange
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Kevin95 »

Akrocine wrote: 27 Apr 21, 15:30 J'ai eu de la chance d'avoir pu tout voir. Il y avait un monde incroyable, les séances complètes en un rien de temps!
Au point où la Tek avait dû programmer une troisième diffusion (elle aussi complète). Globalement, la rétro Eustache avait pas mal cartonné.

Pour Mise à sac, je crois que la coprod américaine (MGM/Artistes associés) doit expliquer le blocage.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by moonfleet »

Torrente wrote: 20 Apr 21, 00:55 - eSTheR KaHN
Si c'est un vrai souhait Image

[genre la force est avec toi ======>
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Alors je plussoie surtout que le (vieux) dvd est hors de prix 8)
Les lois de nos désirs sont des dés sans loisirs
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by nosferatu90 »

Spongebob wrote: 27 Apr 21, 10:31 son nom risque donc de ne plus signifier grand chose pour les générations à venir. C'est complètement absurde.
Pas plus que ta remarque ! :uhuh:
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Re: Souhaits Blu-ray

Post by Torrente »

moonfleet wrote: 27 Apr 21, 17:52
Torrente wrote: 20 Apr 21, 00:55 - eSTheR KaHN
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Alors je plussoie surtout que le (vieux) dvd est hors de prix 8)
C'est un de mes films préférés de tous les temps.
J'ai rarement vu un film aussi juste sur ce qu'était l'acte artistique/la création.

Donc oui, c'est un vrai vrai souhait :wink: